Une fermeture, même partielle, de ce verrou stratégique paralyserait les exportations du Golfe (Arabie Saoudite, Émirats, Koweït, Irak), créant un déficit immédiat que même les réserves stratégiques ne pourraient combler à moyen terme.
Les analystes de Goldman Sachs et de l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie) surveillent les indicateurs au rouge :
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Prix du baril (Brent) : Actuellement autour de 85$, il pourrait bondir de 20% à 30% en quelques séances pour tester le seuil psychologique des 120$.
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Stocks stratégiques US (SPR) : Contrairement à la crise de 2022, les réserves américaines sont à leur niveau le plus bas depuis 40 ans, limitant la capacité d’intervention de la Maison Blanche.
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Inflation mondiale : Une hausse durable du baril ajouterait mécaniquement 1,5 à 2 points d’inflation dans les pays importateurs, menaçant la croissance du PIB mondial en 2026.
Pour des pays comme le Maroc, fortement dépendants de l’importation de produits raffinés (gasoil et essence), les conséquences seraient immédiates. Sans la raffinerie de la Samir, le Royaume est exposé aux fluctuations directes du marché de Rotterdam.
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Facture énergétique : Une hausse de 20$ sur le baril alourdirait la balance commerciale de plusieurs milliards de dirhams.
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Prix à la pompe : Si le baril stagne au-dessus de 100$, le prix du litre de gasoil pourrait franchir la barre des 15,50 ou 16,00 DH, malgré les dispositifs de soutien aux professionnels du transport.
