Échec des négociations et incertitude sur la trêve
Les discussions diplomatiques organisées au Pakistan n’ont pas permis de trouver un accord entre Washington et Téhéran. Pourtant, une trêve de deux semaines avait été conclue mercredi.
Cependant, aucune des deux parties n’a confirmé le maintien du cessez-le-feu qui doit expirer le 22 avril. Cette situation alimente les craintes d’une reprise des hostilités dans la région.
Depuis le début de la guerre lancée le 28 février par les États-Unis et Israël, plus de 6.000 personnes auraient perdu la vie, principalement en Iran et au Liban.
Un blocus maritime annoncé par l’armée américaine
Face à l’impasse diplomatique, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a annoncé l’imposition d’un blocus maritime contre l’Iran.
Cette mesure entrera en vigueur lundi à 14h00 GMT. Elle vise les navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens.
L’objectif affiché est d’accentuer la pression sur Téhéran pour mettre fin au conflit.
Le détroit d’Ormuz reste ouvert au commerce international
Malgré ce blocus maritime contre l’Iran, l’armée américaine a précisé que les navires ne se dirigeant pas vers l’Iran pourront continuer à naviguer dans le détroit d’Ormuz.
Ce passage maritime est stratégique pour l’économie mondiale. En effet, une grande partie du pétrole mondial transite par cette route maritime.
Un blocage total du détroit provoquerait une crise énergétique mondiale majeure.
Le pétrole franchit la barre des 100 dollars
L’annonce du blocus maritime contre l’Iran a immédiatement secoué les marchés énergétiques.
À la réouverture des marchés lundi, le baril de pétrole américain a dépassé les 100 dollars. Il enregistre ainsi une hausse de plus de 8 %.
Les investisseurs craignent désormais une perturbation durable des approvisionnements mondiaux.

