Pollution marine : le Maroc prépare un nouveau plan

0

Le Maroc prépare une nouvelle approche contre la pollution marine accidentelle. Une étude est menée pour actualiser le Plan d’urgence national (PUN). Ce dispositif organise la prévention et la réponse aux déversements d’hydrocarbures et de substances dangereuses en mer.

Cette réforme intervient près de trente ans après la création du dispositif actuel. Celui-ci repose sur un décret de 1996 et un arrêté d’application datant de 2003. Depuis, plusieurs évaluations ont relevé des difficultés dans l’organisation des interventions.

Parmi les principaux changements prévus figure une cartographie plus précise des risques maritimes. Elle prendra en compte les navires et les produits transportés. Les installations portuaires et offshore seront également étudiées.

En parallèle, les zones côtières les plus vulnérables devront être identifiées. Cette évaluation concernera notamment les habitats sensibles, les zones protégées, les lagunes et les oueds. Les infrastructures et les activités économiques seront aussi prises en compte.

L’objectif sera de déterminer les espaces à protéger en priorité en cas d’accident. Cette étape doit ainsi permettre de mieux préparer les interventions face à une éventuelle pollution marine.

Par ailleurs, un inventaire des moyens disponibles sera réalisé. Il portera sur les équipements publics et privés destinés à lutter contre les déversements. Les remorqueurs, les barges et les bateaux de secours seront également recensés.

Le futur dispositif doit aussi définir les procédures d’alerte. Les niveaux d’intervention seront adaptés à la gravité de chaque incident. Des règles concerneront également les déchets produits lors des opérations de dépollution.

De plus, la communication avec le public et les médias sera intégrée au dispositif. La protection de la faune marine touchée par un accident fera également partie des procédures prévues.

La chaîne de commandement constitue un autre volet de la réforme. Les responsabilités devront être mieux réparties entre les administrations et les organismes publics. Les autres intervenants concernés seront également pris en compte.

Cette organisation doit permettre une réaction plus rapide et mieux coordonnée. Elle vise ainsi à améliorer la gestion des situations d’urgence liées à la pollution marine.

Le financement des opérations fait aussi partie des sujets étudiés. Le Maroc souhaite clarifier les mécanismes d’indemnisation des dommages provoqués par une pollution accidentelle. La création d’un fonds dédié sera également examinée.

À ce stade, ce fonds n’est pas encore créé. Par ailleurs, une doctrine nationale doit encadrer l’utilisation des dispersants chimiques lors des déversements d’hydrocarbures.

Leur utilisation devra dépendre de plusieurs éléments. La nature du produit, les conditions météorologiques et la sensibilité des écosystèmes seront notamment prises en compte.

Enfin, cette mise à jour doit renforcer la prévention et l’intervention du Maroc face aux accidents maritimes majeurs. Elle concerne aussi la protection des écosystèmes et des secteurs liés au littoral, notamment la pêche, le tourisme, les ports et les activités industrielles.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.