Pouvoir d’achat : pourquoi les ménages restent prudents

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Pouvoir d’achat au Maroc : malgré le recul de plusieurs prix à la consommation, les ménages restent prudents face aux dépenses et à leur situation financière. Les dernières données du HCP montrent que cette prudence s’explique notamment par la perception des revenus, l’épargne limitée et les inquiétudes persistantes concernant le niveau de vie.

Pouvoir d’achat : des prix en baisse, mais une confiance fragile

Le recul de certains prix ne suffit pas à modifier rapidement le comportement des ménages. En juillet 2026, l’indice des prix à la consommation a diminué de 1% sur un mois, avec une baisse de 1,9% des prix alimentaires et de 0,3% des produits non alimentaires.

Sur un an, l’IPC a également reculé de 0,6%. Les prix alimentaires ont diminué de 3,7%, tandis que les produits non alimentaires ont progressé de 1,9%. Cette évolution montre surtout que l’évolution générale des prix ne se traduit pas nécessairement par un sentiment immédiat d’amélioration du pouvoir d’achat.

Les ménages marocains continuent de surveiller leurs dépenses

Au deuxième trimestre 2026, 58,7% des ménages estimaient que leurs revenus permettaient de couvrir leurs dépenses. À l’inverse, 38,7% déclaraient devoir s’endetter ou puiser dans leur épargne, alors que seulement 2,6% affirmaient pouvoir mettre une partie de leurs revenus de côté.

Cette situation contribue à expliquer pourquoi les ménages peuvent rester prudents même lorsque certains indicateurs d’inflation deviennent plus favorables.

Pourquoi la consommation reste sous pression

La confiance des ménages constitue un autre indicateur important. Au deuxième trimestre, l’Indice de confiance des ménages s’est établi à 60,1 points, après 64,4 points au premier trimestre.

Les dépenses importantes restent particulièrement surveillées. Une majorité des ménages considérait encore que le moment n’était pas favorable à l’achat de biens durables, signe d’une volonté de préserver les budgets face aux incertitudes.

Le pouvoir d’achat dépend aussi des revenus

Le niveau de vie ne dépend pas uniquement de l’évolution de l’IPC. Les revenus, l’emploi, les dépenses de logement, de transport et d’alimentation jouent également un rôle dans la perception du pouvoir d’achat.

Le débat sur le pouvoir d’achat au Maroc reste donc lié à une équation plus large : lorsque les prix ralentissent mais que les ménages disposent de peu de marge pour épargner ou financer des dépenses importantes, le sentiment d’amélioration peut rester limité.

Le recul des prix constitue ainsi un signal favorable, mais il ne suffit pas à lui seul à faire disparaître les tensions ressenties dans les budgets des ménages.

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