France : mobilisation des lycéens, plus de 400 lycées fermés

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Une importante mobilisation de lycéens se poursuit ce vendredi 2 octobre 2026 en France. Partie de la région parisienne, la contestation s’est progressivement étendue à plusieurs villes du pays, avec des blocages d’établissements et des rassemblements.

Le mouvement, apparu le 21 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, s’est rapidement propagé via les réseaux sociaux. Selon un bilan du ministère français de l’Éducation nationale rapporté par Le Monde, plus de 1 000 établissements étaient concernés jeudi 1er octobre, dont 222 faisant l’objet d’un blocage.

Des revendications liées aux conditions d’études

Les lycéens mobilisés mettent notamment en avant le manque d’enseignants et de personnels, les conditions matérielles dans certains établissements, les effectifs des classes ainsi que leurs inquiétudes concernant leur orientation et la plateforme Parcoursup.

Le président de l’Union syndicale lycéenne, Ryad Rani, a notamment appelé à un recrutement important d’enseignants et à un plan d’urgence concernant les bâtiments scolaires.

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Plus de 400 établissements fermés ce vendredi

Face à l’ampleur des blocages et aux incidents enregistrés dans plusieurs villes, le ministre français de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que plus de 400 établissements seraient fermés ce vendredi 2 octobre. Dans certains cas, les cours doivent être assurés à distance.

À Paris, des lycéens se sont notamment de nouveau rassemblés vendredi matin devant le lycée Montaigne. Une centaine de personnes étaient présentes selon des informations rapportées par Le Monde.

Des tensions avec les forces de l’ordre

La mobilisation a également été marquée par des incidents et des affrontements dans plusieurs villes françaises. Le ministère de l’Intérieur a annoncé 1 949 interpellations jeudi 1er octobre, principalement pour des faits liés aux violences, aux attroupements et aux atteintes aux personnes dépositaires de l’autorité publique.

Le ministère de l’Éducation nationale a par ailleurs fait état de personnels et d’élèves blessés depuis le début du mouvement. Les autorités françaises ont renforcé le dispositif de sécurité dans plusieurs secteurs concernés.

Le gouvernement ouvre des discussions

Le ministre Édouard Geffray doit rencontrer ce vendredi les associations lycéennes et les représentants de parents d’élèves afin d’échanger sur les revendications et la situation dans les établissements.

Parallèlement, le gouvernement a annoncé le retrait d’une mesure budgétaire qui prévoyait des frais d’inscription pour certains étudiants non boursiers en BTS et en classes préparatoires.

La mobilisation reste donc suivie de près en France, alors qu’un nouvel appel à manifester a été lancé pour mardi 6 octobre.

Sources : Le Monde, ministère français de l’Éducation nationale, ministère français de l’Intérieur.

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