Diphtérie au Maroc : trois décès relancent l’alerte sanitaire

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La diphtérie au Maroc suscite de nouvelles inquiétudes après le décès de trois enfants signalés à Salé et à Larache en octobre 2026. Cette maladie bactérienne, devenue très rare dans le Royaume pendant plusieurs décennies, réapparaît dans un contexte qui remet la vaccination et le suivi des enfants au centre des préoccupations sanitaires. Les autorités renforcent les mesures de prévention et la surveillance des personnes exposées. Selon les informations rapportées par Hespress les 26 et 27 octobre 2026.

Diphtérie au Maroc : trois décès signalés en octobre

Deux enfants d’une même famille sont décédés à Salé, dans le quartier de Sidi Abdellah, relevant de la commune d’El Ayayda. Selon les informations rapportées par Hespress, plusieurs cas ont été confirmés dans ce secteur et les équipes sanitaires ont lancé des opérations de vaccination, de dépistage et de suivi des personnes ayant été en contact avec les malades.

Un troisième décès a ensuite été signalé à Larache. Un garçon de 12 ans est décédé à l’hôpital provincial Lalla Meryem après plusieurs jours en soins intensifs, selon Hespress. Le jeune patient n’avait pas été vacciné contre la diphtérie, d’après les informations publiées par le média.

À Salé, plus de 40 personnes ayant été en contact direct avec les enfants ont été recensées et ont bénéficié de mesures préventives. Les autorités sanitaires ont également mobilisé des structures hospitalières pour accueillir les personnes présentant des symptômes suspects et assurer leur suivi.

Pourquoi la diphtérie réapparaît-elle au Maroc ?

La diphtérie au Maroc avait pratiquement disparu des signalements pendant plusieurs décennies, les dernières données citées par les médias faisant état d’une longue période sans cas locaux depuis 1992. Des foyers familiaux avaient déjà été signalés dans la région de Souss-Massa à la fin du mois de septembre 2026.

La vaccination constitue un élément central de la prévention. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que plusieurs doses, suivies de rappels, sont nécessaires pour développer et maintenir une protection suffisante contre la maladie. Les personnes non vaccinées ou dont la vaccination est incomplète sont davantage exposées au risque d’infection.

Le manque de doses de rappel et les retards dans le calendrier vaccinal sont évoqués parmi les facteurs susceptibles de favoriser la réapparition de maladies évitables par la vaccination. Il convient toutefois de distinguer ces facteurs généraux des circonstances précises de chaque foyer, qui doivent être établies par les autorités sanitaires.

Diphtérie : quels sont les symptômes à reconnaître ?

La diphtérie est une infection bactérienne qui touche principalement les voies respiratoires supérieures, notamment le nez et la gorge. Elle peut se transmettre par les gouttelettes respiratoires émises lors de la toux ou des éternuements, ainsi que lors de contacts rapprochés avec une personne infectée.

Les premiers signes peuvent comprendre :

  • une fièvre ;
  • un mal de gorge ;
  • des difficultés à avaler ;
  • un gonflement du cou dans certaines formes ;
  • des difficultés respiratoires lorsque la maladie devient grave.

Dans les formes sévères, la toxine produite par la bactérie peut également endommager le cœur et le système nerveux. Une suspicion de diphtérie nécessite donc une évaluation médicale rapide, particulièrement chez les enfants.

Comment prévenir la diphtérie au Maroc ?

Pour limiter les risques liés à la diphtérie au Maroc, les professionnels de santé invitent les familles à vérifier le carnet de vaccination de leurs enfants et à consulter un professionnel de santé en cas de doses manquantes. Le calendrier vaccinal marocain prévoit plusieurs doses pendant la petite enfance, suivies de rappels.

En cas de contact avec une personne infectée ou de symptômes évocateurs, il est important de contacter rapidement un professionnel de santé et de suivre ses recommandations. Les mesures peuvent inclure une évaluation médicale, des examens, un traitement préventif pour les contacts et l’isolement des cas selon les indications sanitaires.

La vaccination, le diagnostic précoce et le suivi des personnes exposées restent des moyens essentiels pour freiner la transmission. La réapparition de cas au Maroc rappelle l’importance de maintenir une couverture vaccinale élevée et de ne pas négliger les rappels recommandés.

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