Ces décisions interviennent dans un contexte de pression saisonnière sur les prix, liée à la fois au repos biologique et aux conditions climatiques défavorables observées ces dernières semaines.
Interdiction de l’exportation de la sardine congelée
Parmi les principales mesures adoptées figure l’interdiction temporaire de l’exportation de la sardine congelée.
Cette décision vise à prioriser la consommation locale, en garantissant que les volumes débarqués soient destinés en priorité au marché intérieur, notamment durant le mois de Ramadan où la demande atteint des niveaux élevés.
Les autorités cherchent ainsi à éviter toute tension excessive sur les prix, souvent observée lorsque les exportations absorbent une part importante de l’offre disponible.
Renforcement de l’initiative « Le poisson à un prix raisonnable »
Le Secrétariat d’État a également décidé de renforcer l’initiative “Le poisson à un prix raisonnable”, un programme destiné à diversifier l’offre de produits de la mer, frais et congelés, y compris la sardine.
Selon Mohammed Nafia, délégué des pêches maritimes à Laâyoune, cette initiative permet :
- d’assurer une disponibilité continue du poisson,
- de limiter la spéculation,
- et de soutenir le pouvoir d’achat des familles marocaines.
Interdiction de l’utilisation de la sardine pour la farine et l’huile de poisson
Dans le même esprit, les autorités ont décidé d’interdire l’utilisation de la sardine entière propre à la consommation humaine dans la fabrication de farine et d’huile de poisson.
Cette mesure vise à orienter les volumes disponibles vers les marchés nationaux, afin de garantir une présence suffisante de sardines sur les étals, en particulier durant les semaines précédant le Ramadan.
Reprise progressive de la pêche après le repos biologique
Les mesures annoncées s’accompagnent également de la préparation de la reprise des activités de pêche dans plusieurs ports du Royaume, notamment :
- Agadir
- Sidi Ifni
- Tan-Tan
- Tarfaya
- Laâyoune
Cette reprise est prévue après la fin de la période de repos biologique, qui s’étend du 1er janvier au 15 février.
Elle devrait permettre une augmentation progressive de l’offre, contribuant ainsi à un rééquilibrage naturel des prix sur les marchés.
Une hausse conjoncturelle des prix expliquée
Mohammed Nafia a toutefois tenu à préciser que la hausse récente des prix de la sardine est avant tout conjoncturelle.
Elle s’explique par :
- le repos biologique, limitant temporairement les volumes pêchés,
- et des conditions climatiques défavorables, ayant réduit les sorties en mer et les quantités débarquées.
Selon les autorités, la situation devrait s’améliorer progressivement avec la reprise de la pêche et l’application stricte des mesures annoncées.
À travers ces décisions, les autorités marocaines affichent une volonté claire de sécuriser l’approvisionnement du marché national, stabiliser les prix de la sardine et protéger le consommateur, à l’approche d’une période de forte consommation.
Un dispositif qui s’inscrit dans une logique de gestion responsable des ressources halieutiques et de préservation du pouvoir d’achat.
