Une loi ferme pour protéger les animaux
Le Maroc vient de franchir un cap important dans la protection des animaux avec l’adoption de la loi n° 19.25. Ce texte prévoit désormais une amende pouvant atteindre 20.000 dirhams et des peines d’emprisonnement allant jusqu’à un an pour toute personne reconnue coupable de maltraitance ou d’abandon d’un animal de compagnie.
Un arsenal de sanctions élargi
La loi ne se limite pas aux cas d’abandon. Parmi les nouvelles sanctions :
- 15.000 DH d’amende pour défaut de déclaration ou absence de carnet de santé d’un animal.
- 3.000 DH d’amende pour héberger ou nourrir un animal errant dans un lieu public sans autorisation.
- Jusqu’à 500.000 DH pour exploitation d’un centre animalier non autorisé ou non conforme aux normes.
- 150.000 DH pour animaux domestiques non identifiés.
Ces mesures visent à responsabiliser les propriétaires et à lutter contre l’errance animale, tout en améliorant la sécurité sanitaire dans les villes.
Vers une gestion modernisée des animaux au Maroc
La loi 19.25 introduit également :
- Une base de données nationale pour le suivi et l’identification des animaux.
- Une plateforme électronique pour déclarer naissances, pertes ou décès.
- La création et l’équipement de centres spécialisés et de cliniques vétérinaires mobiles.
- Des campagnes de stérilisation et de vaccination dans le cadre du programme TNR.
Le gouvernement prévoit un investissement de près de 240 millions de dirhams sur cinq ans pour mettre en place ces infrastructures.
Un signal fort en faveur du bien-être animal
Les associations de protection animale saluent ce texte, espérant qu’il mettra fin à certaines pratiques controversées comme l’abattage systématique des animaux errants. Elles appellent aussi à intensifier la sensibilisation à l’adoption responsable et au respect des obligations légales envers les animaux.
