L’usage des nouveaux engins de déplacement personnel motorisés s’apprête à intégrer un cadre légal particulièrement rigoureux sur le territoire national. En effet, le ministère de la Transport planche activement depuis l’année 2024 sur la mise en place d’un arsenal juridique dédié à la réglementation de la trottinette électrique. Cette initiative réglementaire ne relève pas d’une décision soudaine, mais répond à une volonté d’assurer la sécurité des usagers et des piétons. C’est pourquoi un projet de décret crucial sera officiellement examiné lors du prochain Conseil de gouvernement prévu ce 9 juillet 2026.
Le développement rapide de ce mode de transport urbain au Maroc a suscité de vifs débats publics concernant l’absence de règles de circulation claires. Actuellement, les autorités administratives cherchent à harmoniser le partage de l’espace public tout en réduisant le risque d’accidents corporels dans les grandes agglomérations. Par conséquent, l’introduction de ces normes techniques strictes permettra de structurer la commercialisation et l’utilisation de ces équipements modernes sur la voie publique.
Les nouvelles dispositions juridiques prévoient l’interdiction formelle de circuler avec des dispositifs audio durant la conduite pour maintenir une attention auditive maximale. De plus, le port du casque de protection homologué devient une obligation légale stricte pour l’ensemble des conducteurs circulant sur les axes routiers. Ces mesures de bon sens législatif visent à instaurer une culture de responsabilité partagée entre les conducteurs et les autres composants du trafic routier.
Les principales règles techniques et de conduite retenues par le texte
L’accès à la voirie publique pour ces véhicules légers sera désormais conditionné par le respect de critères d’âge et de performance mécanique. C’est pourquoi les services compétents du ministère de la Transport articulent la nouvelle réglementation autour de règles comportementales et techniques précises :
- Le bridage de la vitesse : Une limitation absolue de la vitesse maximale autorisée fixée à 25 kilomètres par heure.
- L’âge minimal d’accès : Une interdiction absolue de circuler sur la voie publique pour les enfants âgés de moins de 8 ans.
- La visibilité nocturne : L’obligation d’installer un système rétro-réfléchissant blanc à l’avant et un ou plusieurs catadioptres à l’arrière.
- Le système d’avertissement : La présence obligatoire d’un avertisseur sonore audible à une distance minimale de 50 mètres.
- Le freinage conforme : L’intégration obligatoire de dispositifs de freinage performants selon les spécifications techniques nationales.
Une procédure d’homologation obligatoire avant la mise en circulation
Les propriétaires de ces engins devront s’assurer de la conformité de leur matériel avec les standards de sécurité édictés par l’administration. En effet, chaque modèle devra faire l’objet d’une validation technique officielle avant de pouvoir rouler légalement dans les rues. Par ailleurs, ce contrôle en amont permettra d’écarter du marché les produits contrefaits ou présentant des risques majeurs de dysfonctionnement électrique ou mécanique.
La présentation prochaine de ce texte législatif devant les ministres marque l’aboutissement d’un long processus de concertation intersectorielle. Le suivi de l’application de ces sanctions sur le terrain sera confié aux agents de la sûreté nationale et de la gendarmerie royale dès la publication du décret au Bulletin officiel. L’objectif institutionnel final consiste à pérenniser la mobilité durable tout en endiguant efficacement l’anarchie routière constatée ces dernières années.
En conclusion, l’action déterminée du ministère de la Transport offre un cadre sécurisé indispensable pour l’avenir de la trottinette électrique au Maroc. Le rendement des campagnes de sensibilisation à venir déterminera le niveau d’adhésion des usagers à ces nouvelles contraintes légales. Finalement, l’adoption définitive de ce décret ce jeudi permettra d’engager une transition sereine vers des routes urbaines nettement plus sûres pour tous.
