Maroc : le ministre promet 27 universités d’ici 2030

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Le Maroc prévoit de porter le nombre de ses universités publiques de 12 à 27 dans le cadre d’une nouvelle réforme de l’enseignement supérieur présentée le 26 octobre 2026 par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzeddine El Midaoui, devant la Chambre des représentants. Cette initiative vise à renforcer la présence des universités dans les différentes régions du Royaume, à réduire les inégalités territoriales et à lutter contre la surpopulation des établissements universitaires.

Universités au Maroc : un objectif de 27 établissements à l’horizon 2030

La nouvelle carte universitaire présentée par le ministre prévoit de faire passer le nombre d’universités publiques de 12 à 27. À travers cette réforme, le gouvernement entend rapprocher l’enseignement supérieur des étudiants et permettre aux territoires qui ne disposent pas encore d’une université de bénéficier d’une offre de formation plus accessible.

Parmi les territoires concernés figurent notamment Dakhla, Laâyoune, Guelmim et Errachidia. L’objectif annoncé est de permettre à chaque région du Maroc de disposer d’au moins une université publique, en tenant compte des besoins locaux et des spécificités de chaque territoire.

Cette réorganisation doit également permettre de mieux répartir les étudiants entre les établissements. Selon les chiffres présentés par le ministre, une université accueille actuellement en moyenne environ 95 000 étudiants. La nouvelle carte vise à ramener cet effectif à moins de 40 000 étudiants par université.

Une réforme des universités au Maroc pour réduire les inégalités territoriales

La répartition géographique des établissements constitue l’un des principaux enjeux de cette réforme. Le ministère souhaite renforcer la présence universitaire dans les territoires moins bien desservis et limiter les déplacements que doivent effectuer les étudiants pour poursuivre leurs études.

Le développement des universités au Maroc pourrait ainsi contribuer à réduire certaines dépenses supportées par les familles, notamment celles liées au transport et au logement. La proximité des établissements pourrait également faciliter l’accès à l’enseignement supérieur pour les étudiants issus des zones rurales et les catégories sociales les plus fragiles.

Le ministre a également mis en avant l’importance d’adapter les formations aux caractéristiques économiques et sociales des régions. L’objectif est de développer des établissements capables de répondre aux besoins locaux, tout en participant aux projets de développement nationaux et en renforçant l’attractivité des territoires.

66 établissements universitaires créés entre 2024 et 2026

Lors de son intervention au Parlement, Azzeddine El Midaoui a indiqué que 66 établissements universitaires avaient été créés entre 2024 et 2026. Parmi eux, 46 résultent de la division ou de la restructuration d’établissements existants, tandis que 20 appartiennent à une nouvelle génération d’institutions universitaires.

Le ministre a également fait état de 17 établissements supplémentaires dont la création suit encore la procédure administrative prévue. Quatre provinces, à savoir Taourirt, Taroudant, Tiznit et Taounate, ont notamment accueilli des établissements universitaires pour la première fois.

Ces réalisations s’inscrivent dans une réorganisation plus large de la carte universitaire nationale. Le projet doit encore se traduire par des étapes concrètes de mise en œuvre, notamment en matière d’infrastructures, de gouvernance et de répartition des ressources humaines.

Deux milliards de dirhams prévus pour la prochaine phase

La réforme nécessitera des investissements pour accompagner l’extension du réseau universitaire. Selon les chiffres présentés par le ministre, une première enveloppe d’environ 200 millions de dirhams est prévue pour les bâtiments des présidences universitaires et leur fonctionnement initial.

Le coût de la prochaine phase de développement des établissements universitaires est estimé à près de deux milliards de dirhams à l’horizon 2030. La répartition de ces investissements doit s’appuyer sur une étude des caractéristiques des douze régions du Royaume, notamment leur population, leurs ressources et leurs besoins en formation.

Au-delà des constructions, la réussite du projet dépendra également de la disponibilité des enseignants, des équipements pédagogiques, des services universitaires et des moyens nécessaires pour assurer un encadrement de qualité.

Universités au Maroc : le défi de la qualité de l’enseignement

Si l’augmentation du nombre d’universités constitue un objectif important, la réduction des inégalités territoriales ne dépend pas uniquement de la création de nouveaux établissements. Les conditions d’études, la qualité des formations, l’encadrement pédagogique et les perspectives d’insertion professionnelle restent des enjeux majeurs pour les étudiants.

Le ministère doit également faire face à des difficultés persistantes, notamment le décrochage universitaire, le chômage des diplômés et l’adéquation entre les formations proposées et les besoins du marché du travail.

La nouvelle carte universitaire ambitionne donc de rapprocher les établissements des étudiants tout en renforçant leur ancrage territorial. Sa portée réelle dépendra de la concrétisation des engagements annoncés et de la capacité des nouvelles structures à offrir des formations adaptées aux attentes des étudiants et aux besoins économiques des régions.

Une nouvelle carte universitaire attendue d’ici 2030

Le passage de 12 à 27 universités publiques représente un chantier important pour l’enseignement supérieur marocain. La réforme entend améliorer l’accès aux études, mieux répartir les établissements sur le territoire et réduire la concentration des étudiants dans les grandes universités.

Les prochaines étapes permettront de préciser le calendrier de réalisation, les implantations retenues et les moyens mobilisés. Pour les étudiants et leurs familles, l’enjeu sera de voir ces annonces se traduire par des établissements accessibles, des conditions d’études améliorées et de meilleures perspectives d’insertion professionnelle.

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