Taxe sur les cigarettes électroniques : de 50 à 100 DH
Parmi les principales mesures fiscales proposées dans le PLF 2027 figure le doublement de la taxe intérieure de consommation appliquée aux cigarettes électroniques. Le montant passerait de 50 à 100 dirhams par unité, soit une augmentation de 100 %.
Cette évolution s’inscrit dans une volonté d’élargir l’assiette fiscale et de mieux encadrer la taxation des produits de vapotage commercialisés sur le marché marocain. Elle pourrait également avoir des conséquences sur le coût de ces produits, selon les décisions tarifaires des fabricants et des distributeurs.
Les cigarettes électroniques rechargeables également concernées
La réforme proposée ne concerne pas uniquement le montant de la taxe. Elle prévoit également d’étendre son champ d’application à l’ensemble des catégories de cigarettes électroniques, qu’elles soient jetables ou rechargeables, ainsi qu’aux appareils et à leurs différentes composantes.
Jusqu’à présent, la taxation instaurée dans le cadre de la loi de finances 2025 concernait principalement les cigarettes électroniques jetables. L’élargissement envisagé vise notamment à tenir compte de la diversification des produits disponibles, comme les dispositifs rechargeables, les cartouches et les réservoirs.
PLF 2027 : une réforme fiscale encore en discussion
La révision de la taxe sur les cigarettes électroniques s’inscrit dans un ensemble plus large de changements fiscaux proposés pour 2027. Le projet prévoit également une réforme progressive de la fiscalité des cigarettes manufacturées sur la période 2027-2031.
Pour les cigarettes électroniques, le passage à une taxe de 100 dirhams par unité et l’élargissement aux dispositifs rechargeables devront suivre le processus d’adoption du projet de loi de finances. Leur entrée en vigueur dépendra donc de la version définitive du texte.
Les consommateurs et les professionnels du secteur devront suivre l’évolution des discussions budgétaires pour connaître les modalités finales de cette réforme et ses éventuelles répercussions sur le marché marocain.

