Ahmed Rahhou prend la tête du ministère de l’IA

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Le Maroc se dote d’un portefeuille ministériel consacré à l’intelligence artificielle, à la transformation numérique et à la réforme de l’administration. Ahmed Rahhou a été nommé à la tête de ce département par le roi Mohammed VI, vendredi 16 octobre 2026, lors de la cérémonie de nomination du nouveau gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri, selon le communiqué officiel publié sur le portail Maroc.ma.

Cette nomination place les enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle au cœur de l’organisation gouvernementale. Elle intervient dans un contexte marqué par l’évolution rapide des technologies et par les attentes croissantes en matière de modernisation des services publics.

Un portefeuille consacré à l’intelligence artificielle et au numérique

Le nouveau département regroupe trois domaines stratégiques : l’intelligence artificielle, la transformation numérique et la réforme de l’administration. Ces missions sont étroitement liées, notamment dans le développement des services publics numériques, la simplification des procédures administratives et l’amélioration du fonctionnement des institutions.

L’intégration de ces compétences au sein d’un même département ouvre la voie à une approche plus coordonnée des politiques numériques. Leur mise en œuvre devra notamment répondre aux besoins des citoyens, des entreprises et des administrations publiques.

Ahmed Rahhou possède un parcours professionnel diversifié

Ahmed Rahhou a exercé des responsabilités dans plusieurs secteurs, notamment les technologies de l’information, la gestion d’entreprises, la finance et les relations institutionnelles. Son parcours comprend des fonctions au sein de grandes entreprises marocaines ainsi qu’une expérience diplomatique auprès de l’Union européenne.

Il a également présidé le Conseil de la concurrence à partir de 2021. Cette institution contribue à la régulation des marchés et à la protection d’une concurrence libre et loyale. Cette expérience lui a permis de travailler sur des questions liées au fonctionnement des entreprises et à l’organisation de l’économie.

Ce parcours professionnel constitue un élément de contexte pour comprendre sa nomination. Les responsabilités précises qui lui seront confiées dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la transformation numérique dépendront toutefois des orientations gouvernementales et des modalités de mise en œuvre de cette nouvelle organisation.

La modernisation de l’administration au cœur des enjeux

L’un des principaux défis du nouveau département sera de faire progresser la numérisation des services publics. La simplification des démarches, la réduction des délais de traitement et l’amélioration de l’accès aux services administratifs figurent parmi les objectifs que les politiques de transformation numérique peuvent poursuivre.

L’intelligence artificielle pourrait également contribuer à automatiser certaines tâches, à faciliter le traitement des demandes et à améliorer l’efficacité de certains services. Son utilisation dans l’administration nécessite néanmoins des garanties adaptées en matière de protection des données personnelles, de cybersécurité, de transparence et de contrôle humain.

Les entreprises et les compétences numériques également concernées

La transformation numérique représente aussi un enjeu pour les entreprises marocaines, en particulier les petites et moyennes entreprises. L’adoption de solutions numériques peut contribuer à améliorer leur productivité, à moderniser leurs méthodes de travail et à renforcer leur compétitivité.

Le développement des compétences nationales en programmation, en analyse de données et en intelligence artificielle constituera également un facteur important. La formation, l’innovation et l’accompagnement des entreprises seront déterminants pour favoriser une adoption plus large de ces technologies.

Des résultats concrets attendus pour les citoyens

Au-delà de la création de ce portefeuille ministériel, l’enjeu sera de traduire les orientations numériques en améliorations concrètes pour les usagers. La réduction des démarches administratives, l’accès simplifié aux services en ligne et la limitation des déplacements inutiles figurent parmi les bénéfices recherchés.

La réussite de cette démarche dépendra notamment de la coordination entre les administrations, des moyens mobilisés, de la qualité des infrastructures numériques et de l’accompagnement des personnes qui rencontrent des difficultés avec les outils technologiques.

La nomination d’Ahmed Rahhou ouvre ainsi une nouvelle étape dans l’organisation gouvernementale des politiques numériques au Maroc. La portée de cette évolution se mesurera à travers les mesures effectivement mises en place et les résultats obtenus en matière de modernisation de l’administration, de développement numérique et d’amélioration des services rendus aux citoyens.

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