La gestion des déchets ménagers figure parmi les dossiers prioritaires de la commune de Casablanca. La municipalité prévoit de mobiliser 248,9 millions de dirhams, toutes taxes comprises, pour encadrer les prestations de propreté dans les préfectures d’arrondissements de Ben M’Sick et de Moulay Rachid. Le projet prévoit notamment une révision des conditions contractuelles et un renforcement du contrôle des services assurés sur le terrain.
Près de 25 milliards de centimes pour deux préfectures
Le budget annoncé atteint 248,9 millions de dirhams, soit près de 25 milliards de centimes. Son examen est prévu dans le cadre de la session ordinaire d’octobre du Conseil communal de Casablanca, à travers l’étude des cahiers des charges concernant les deux préfectures d’arrondissements.
Cette démarche vise à revoir plusieurs aspects techniques, financiers et contractuels de la gestion de la propreté. Elle intervient dans un contexte où la qualité de la collecte des déchets et l’entretien des espaces publics restent des enjeux importants pour les habitants.
Collecte quotidienne et renforcement des contrôles
Parmi les changements proposés figure l’obligation de collecter les déchets tout au long de la semaine. Les modifications envisagées prévoient également qu’au moins 60 % des opérations de collecte soient réalisées pendant la nuit.
Le cahier des charges prévoit aussi le lavage des conteneurs au moins une fois par semaine. L’organisation des points de collecte doit par ailleurs être revue, avec des emplacements définis, en remplacement du dispositif de conteneurs enterrés envisagé auparavant.
Le périmètre des prestations doit également intégrer les déchets inertes d’origine domestique. Ces ajustements visent à mieux encadrer les interventions et à adapter le service aux besoins des quartiers concernés.
L’intelligence artificielle envisagée pour repérer les points noirs
Le contrôle de la qualité des prestations constitue un autre axe du projet. Lors des discussions au sein de la commission des services publics, l’utilisation de technologies numériques, notamment de l’intelligence artificielle, a été évoquée pour identifier les zones où les déchets s’accumulent régulièrement.
Le repérage de ces points noirs pourrait faciliter le suivi des interventions et permettre aux services concernés de mieux cibler les secteurs nécessitant une action rapide. L’efficacité de ce dispositif dépendra toutefois de ses modalités concrètes de mise en œuvre et du suivi des engagements contractuels.
Une période de transition ramenée à six mois
Les modifications proposées prévoient également de réduire de douze à six mois la période de transition accordée à l’entreprise délégataire. La durée du contrat envisagé serait fixée à sept ans et demi.
Ces dispositions doivent contribuer à préciser les obligations de l’opérateur et les moyens de contrôle dont dispose la commune. Leur mise en application dépendra de l’examen et de l’approbation des cahiers des charges par les instances communales compétentes.
Pour les habitants de Ben M’Sick et de Moulay Rachid, l’enjeu sera de constater des améliorations concrètes dans la collecte des déchets, le nettoyage des conteneurs et la réduction des dépôts sauvages. Le montant annoncé constitue une enveloppe budgétaire prévue, et non la preuve que les résultats attendus sont déjà atteints.

