Casablanca : l’ONCF lance de grands travaux dans le cadre de la LGV Kénitra-Marrakech

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L’Office national des chemins de fer (ONCF) a annoncé le lancement, au cours de ce mois de septembre, de vastes travaux dans la région de Casablanca. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre du projet d’extension de la Ligne à Grande Vitesse (LGV), qui reliera à terme Kénitra à Marrakech.

Avec cette nouvelle phase, le Maroc confirme son ambition de doter le pays d’un réseau ferroviaire moderne et performant, reliant le Nord au Sud et renforçant l’attractivité économique et touristique des grandes villes.


Casablanca est le cœur du réseau ferroviaire marocain : plus de 50 % du trafic voyageurs et fret y transite chaque jour. La métropole abrite des gares majeures comme Casa-Voyageurs et Casa-Port, déjà modernisées lors des travaux préparatoires à la mise en service de la LGV Tanger-Casablanca en 2018.

Cependant, l’extension de la ligne à grande vitesse vers Marrakech nécessite de nouveaux aménagements. Les travaux en cours concernent notamment :

  • La modernisation des voies ferrées et des installations électriques.
  • L’adaptation des infrastructures pour accueillir les futures rames à grande vitesse.
  • La reconfiguration de certains points de circulation afin de fluidifier le trafic.

Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech s’annonce comme l’un des plus structurants de la décennie pour le transport marocain. Ses bénéfices sont multiples :

1. Réduction des temps de trajet

Avec l’extension de la LGV, le trajet Tanger-Marrakech passera de plus de 4h30 actuellement à environ 2h30. Entre Casablanca et Marrakech, le voyage pourrait être réduit à 1h15, contre près de 3 heures aujourd’hui.

2. Dynamisation économique et touristique

Un réseau ferroviaire performant constitue un levier majeur pour le développement. Les régions traversées bénéficieront d’une meilleure connectivité, attirant davantage d’investissements et stimulant le tourisme.

3. Amélioration du confort et de la sécurité

Les nouvelles infrastructures permettront d’absorber une partie importante du trafic routier, réduisant ainsi les risques d’accidents, la congestion et l’impact environnemental lié aux émissions de CO₂.

Comme pour tout grand chantier d’infrastructure, les travaux à Casablanca risquent d’entraîner certaines perturbations dans la circulation ferroviaire et routière. L’ONCF assure toutefois avoir mis en place un plan d’accompagnement visant à :

  • Réduire au maximum les désagréments pour les voyageurs.
  • Maintenir la régularité des trains aux heures de pointe.
  • Informer les usagers en temps réel via ses canaux officiels (site web, application mobile, réseaux sociaux).

Depuis la mise en service d’Al Boraq, première LGV africaine reliant Tanger à Casablanca, le Maroc est devenu une référence en matière de transport ferroviaire moderne sur le continent. L’extension vers Marrakech, puis vers Agadir, figure parmi les priorités stratégiques de l’ONCF.

À terme, le réseau à grande vitesse marocain devrait couvrir plus de 1 300 km, reliant les principales métropoles du pays du nord au sud. Ce projet s’inscrit également dans la vision royale de faire du Maroc une plateforme logistique et économique incontournable en Afrique et en Méditerranée.


Si le calendrier détaillé du chantier n’a pas encore été officiellement communiqué, plusieurs étapes devraient s’étaler sur les prochaines années. Les travaux en cours à Casablanca constituent un jalon essentiel avant le lancement de la construction du tronçon vers Marrakech.

Selon les estimations initiales, l’extension complète de la LGV Kénitra-Marrakech nécessitera plusieurs milliards de dirhams d’investissement, avec le soutien de partenaires internationaux et financiers.


Avec le lancement de ces grands travaux à Casablanca, l’ONCF franchit une nouvelle étape vers la concrétisation du projet de la LGV Kénitra-Marrakech. Si le chantier implique des contraintes temporaires pour les voyageurs, il ouvrira la voie à un réseau ferroviaire plus rapide, plus sûr et plus durable.

Ce projet marque ainsi une avancée majeure dans la modernisation du transport au Maroc, confirmant l’ambition du Royaume de se hisser parmi les leaders africains en matière d’infrastructures et de mobilité.


 

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