Dessalement à Laâyoune : une nouvelle unité de 300 l/s

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La station de dessalement de Laâyoune se prépare à franchir une nouvelle étape. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a lancé une étude destinée à préparer l’extension du système actuel de dessalement de l’eau de mer, avec une nouvelle unité dont la capacité indicative pourrait atteindre 300 litres par seconde.

Dessalement de l’eau de mer : une troisième unité envisagée

Le projet prévoit l’étude d’une troisième unité de dessalement par osmose inverse, qui devrait être implantée à proximité des installations existantes. Sa capacité indicative est fixée à 300 litres par seconde, soit environ 26.000 mètres cubes d’eau par jour.

Si cette capacité est confirmée à l’issue des études, la production totale des stations de dessalement de la zone pourrait atteindre environ 900 litres par seconde. L’objectif est notamment de renforcer l’alimentation en eau potable de Laâyoune et des localités voisines.

Laâyoune, El Marsa et Foum El Oued concernés

Le projet s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’approvisionnement en eau potable de plusieurs territoires. Il concerne notamment Laâyoune, El Marsa, Foum El Oued et Tarouma.

Actuellement, deux stations de dessalement assurent déjà une partie de l’alimentation de ces zones. Chacune dispose d’une capacité de 300 litres par seconde, portant la capacité cumulée à environ 600 litres par seconde.

L’arrivée d’une troisième unité de même capacité permettrait donc de renforcer significativement les volumes disponibles pour l’alimentation en eau potable.

Une étude pour déterminer les besoins futurs

Avant de fixer définitivement les caractéristiques de la future unité, l’étude devra notamment comparer les besoins en eau potable avec les capacités de production déjà disponibles.

Le bureau d’études devra également examiner les installations existantes afin de déterminer si elles peuvent supporter l’extension ou si certaines adaptations seront nécessaires. Les aspects hydrauliques, électriques et techniques feront également partie de cette analyse.

Une nouvelle prise directe d’eau de mer

La future extension doit être alimentée par une prise directe d’eau de mer. Cette infrastructure est actuellement en cours de réalisation et doit, à terme, permettre d’alimenter l’ensemble des stations de dessalement de la zone.

Ce dispositif doit contribuer à sécuriser l’approvisionnement en eau de mer des installations et à renforcer la capacité globale du système de production d’eau potable.

Par ailleurs, plusieurs projets complémentaires sont actuellement engagés dans la région. L’ONEE a notamment lancé des investissements destinés à renforcer et sécuriser l’alimentation en eau potable de Laâyoune et des agglomérations voisines.

Un investissement dans la sécurisation de l’eau potable

Le développement du dessalement de l’eau de mer à Laâyoune intervient dans un contexte où la sécurisation des ressources hydriques constitue un enjeu majeur pour les territoires du Sud.

La région dispose déjà d’une expérience importante dans le dessalement. Une nouvelle station mise en service en 2022 produit notamment 26.000 mètres cubes d’eau potable par jour grâce à l’osmose inverse.

Le renforcement progressif des infrastructures doit ainsi permettre d’accompagner les besoins futurs des populations et des différents centres alimentés par le réseau.

Laâyoune renforce progressivement son système hydraulique

Au-delà de la future unité de dessalement, plusieurs chantiers sont destinés à améliorer l’ensemble du système d’approvisionnement. Une nouvelle adduction d’eau potable de 21 kilomètres doit notamment porter la capacité de transport vers Laâyoune de 43.000 à 64.000 mètres cubes par jour.

La multiplication des infrastructures de captage, de traitement, de stockage et de transport vise ainsi à créer un système plus robuste face aux besoins croissants en eau potable.

Avec cette nouvelle extension à l’étude, Laâyoune poursuit le renforcement de sa stratégie de sécurisation de l’eau, en s’appuyant de plus en plus sur le dessalement de l’eau de mer.

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