Signée lors de la 2e édition du « Medical Device Day », cette alliance vise à développer l’industrie des dispositifs médicaux au Maroc pour la période 2026-2030, en réduisant la dépendance aux importations et en promouvant un tissu industriel compétitif et durable.
Une alliance public-privé pour développer l’industrie des dispositifs médicaux
Signée lors de la 2e édition du « Medical Device Day » organisée par la Fédération Marocaine des Industries de la Santé (FMIS) pour la période 2026-2030, cette alliance vise à développer l’industrie des dispositifs médicaux au Maroc, en reposant sur une approche intégrée, mobilisant les compétences, les ressources et les leviers d’action des secteurs public et privé.
Les signataires de cette convention-cadre sont :
Le ministère de la Santé et de la Protection sociale ;
Le ministère de l’Industrie et du Commerce ;
L’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS) ;
La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) ;
La Fédération Marocaine des Industries de la Santé (FMIS).
Cette mobilisation institutionnelle et économique témoigne de la volonté commune de structurer et de développer un secteur stratégique pour la souveraineté sanitaire et industrielle du Royaume.
Un accord inscrit dans la stratégie de souveraineté sanitaire et industrielle
L’accord s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de renforcement de la souveraineté sanitaire et industrielle, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Objectifs de la convention-cadre :
Réduire la dépendance aux importations de dispositifs médicaux ;
Sécuriser les chaînes d’approvisionnement en dispositifs médicaux pour garantir la continuité des soins ;
Promouvoir un tissu industriel compétitif, innovant et durable dans le secteur de la santé ;
Soutenir la montée en compétences des ressources humaines dans les métiers de la fabrication, de la réglementation et de la qualité ;
Stimuler l’investissement productif et valoriser le « Made in Morocco » dans le domaine de la santé.
Mise en œuvre des politiques publiques en santé et industrialisation
La convention-cadre s’inscrit également dans la mise en œuvre des politiques publiques nationales en matière de santé et d’industrialisation, en particulier celles visant à :
Assurer un accès équitable, sécurisé et durable aux dispositifs médicaux pour l’ensemble de la population ;
Garantir la qualité, la sécurité et la performance des produits mis à disposition du système national de santé ;
Renforcer la souveraineté sanitaire en développant une capacité de production locale capable de répondre aux besoins du marché national et, à terme, régional.
Engagements pour la substitution à l’importation et la fabrication locale
Les engagements portent, entre autres, sur :
1. Renforcement de la souveraineté sanitaire
Développer la production locale de dispositifs médicaux pour réduire la vulnérabilité du système de santé face aux crises internationales (pandémies, tensions géopolitiques, ruptures de chaînes d’approvisionnement).
2. Substitution à l’importation
Promouvoir la fabrication locale de dispositifs médicaux actuellement importés, en attirant des investissements, en accompagnant les industriels et en facilitant les transferts de technologie.
3. Accompagnement des entreprises industrielles
Soutenir les entreprises souhaitant investir dans la fabrication de dispositifs médicaux à travers :
Des incitations fiscales et financières ;
Un accompagnement réglementaire et administratif ;
Un accès facilité au financement et aux zones industrielles ;
Des programmes de formation et de certification des compétences.
Un secteur stratégique pour la santé et l’économie
Le secteur des dispositifs médicaux regroupe une large gamme de produits essentiels au fonctionnement du système de santé :
Équipements de diagnostic (scanners, IRM, échographes, etc.) ;
Matériel chirurgical (instruments, implants, prothèses) ;
Dispositifs de soins (seringues, cathéters, bandages, respirateurs) ;
Équipements de protection (masques, gants, blouses) ;
Technologies médicales de pointe (robots chirurgicaux, dispositifs connectés, télémédecine).
Le développement d’une industrie locale dans ce domaine présente plusieurs avantages stratégiques :
Réduction des coûts d’importation et du déficit commercial ;
Création d’emplois qualifiés dans l’industrie et les services associés ;
Sécurisation de l’approvisionnement en cas de crise sanitaire ;
Valorisation de l’expertise marocaine dans les technologies médicales ;
Positionnement du Maroc comme hub régional de production et d’exportation de dispositifs médicaux.
Un écosystème favorable à l’investissement et à l’innovation
La mise en œuvre de cette convention-cadre nécessitera la coordination entre les acteurs publics et privés, et le développement d’un écosystème favorable à l’investissement et à l’innovation :
Cadre réglementaire clair et conforme aux standards internationaux ;
Infrastructures industrielles adaptées (zones franches, plateformes technologiques) ;
Programmes de recherche et développement en partenariat avec les universités et les centres de recherche ;
Certification et contrôle qualité garantissant la conformité des produits aux normes de sécurité et de performance ;
Promotion du Maroc auprès des investisseurs internationaux dans le secteur de la santé.
Perspective : un levier de souveraineté et de compétitivité
La convention-cadre 2026-2030 pour le développement de l’industrie des dispositifs médicaux constitue une étape majeure dans la stratégie de souveraineté sanitaire et de transformation industrielle du Maroc.
En structurant un secteur stratégique, en réduisant la dépendance aux importations et en valorisant le « Made in Morocco », le Royaume se donne les moyens de sécuriser son système de santé, de créer des emplois et de stimuler l’innovation.
À terme, cette dynamique pourrait faire du Maroc un acteur majeur de l’industrie des dispositifs médicaux en Afrique et en Méditerranée, contribuant ainsi au développement économique et au rayonnement international du Royaume.
