Des rues couvertes de tracts électoraux
Depuis le début de la campagne électorale, les candidats et leurs équipes distribuent de nombreux documents imprimés aux passants dans différentes villes du Royaume. Une partie de ces prospectus se retrouve ensuite sur les chaussées, les trottoirs, dans les ruelles et les places publiques.
Des constats rapportés par la presse font état d’une augmentation visible de ces déchets dans plusieurs espaces urbains. À mesure que la campagne avance, certaines zones doivent ainsi être nettoyées à plusieurs reprises au cours de la même journée.
Une charge supplémentaire pour les agents de propreté
La multiplication des tracts représente également une charge supplémentaire pour les équipes chargées du nettoiement. À Casablanca, des agents de propreté ont notamment fait état d’interventions répétées dans certains secteurs, les espaces nettoyés pouvant rapidement être recouverts de nouveaux papiers.
À Tanger également, des documents portant les symboles des partis et des listes électorales ont été signalés dans les rues et les quartiers, ajoutant du travail aux équipes chargées de maintenir la propreté de l’espace public.
Une pollution visuelle qui accompagne la campagne
Au-delà du volume de déchets, la présence massive de supports électoraux dans l’espace public pose également la question de l’impact visuel des campagnes. Des observateurs et des acteurs associatifs ont critiqué certaines pratiques consistant à abandonner des prospectus dans les rues ou à multiplier les affichages de manière désordonnée.
Le phénomène ne concerne toutefois pas uniquement les tracts. La campagne électorale se traduit également par la présence d’affiches, de rassemblements et d’autres opérations de proximité dans les quartiers et les principaux espaces urbains.
Le dernier jour de campagne sous surveillance
La campagne des élections législatives doit prendre fin avant le scrutin du 23 septembre 2026. Les derniers jours constituent traditionnellement une période d’intense mobilisation des candidats et de leurs équipes.
À Casablanca, des agents de propreté interrogés par LeBrief anticipent notamment une forte activité le dernier jour de campagne, avec une multiplication possible des opérations de nettoyage liées aux prospectus et autres déchets électoraux.
Les déchets électoraux, un enjeu pour les villes
La question des déchets générés par les campagnes électorales met ainsi en évidence un aspect moins visible de la compétition politique : le coût en temps et en travail du nettoyage des espaces publics.
Alors que les candidats poursuivent leurs activités de terrain jusqu’à la fin de la campagne, les collectivités et les équipes de propreté doivent, de leur côté, assurer le maintien de la propreté des rues et des places publiques.
Le phénomène relance également les interrogations sur les pratiques de distribution des supports imprimés et sur la nécessité de préserver les espaces publics pendant les périodes électorales.

