Une réforme institutionnelle majeure pour le secteur énergétique
La Chambre des représentants a adopté à la majorité, mardi à Rabat, le projet de loi n°56.24 portant transformation de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) en société anonyme.
Défendu par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, le texte vise à renforcer le positionnement stratégique de l’ONHYM face aux défis de la concurrence internationale, à améliorer sa gouvernance et ses performances, ainsi qu’à diversifier ses sources de financement, tout en maintenant l’État comme investisseur principal.
Ouverture du capital et nouvelles marges de manœuvre
Cette réforme institutionnelle, la première depuis 2020, prévoit notamment une ouverture progressive du capital au secteur privé, la valorisation des actifs, le développement des ressources, ainsi que la création de filiales et la prise de participations dans des projets stratégiques.
Selon le gouvernement, ces mesures visent à accroître la capacité d’investissement de l’Office et à renforcer son rôle dans l’accompagnement de la transition énergétique du Royaume.
Débat parlementaire entre attractivité et souveraineté
Si la majorité parlementaire considère cette transformation comme un levier pour renforcer l’attractivité des investissements et soutenir la dynamique énergétique nationale, l’opposition a, pour sa part, appelé à une vigilance accrue.
Elle a notamment insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté stratégique de l’État, de garantir l’indépendance financière de l’ONHYM, et de veiller à ce que l’Office demeure un véritable moteur de croissance économique au service de l’intérêt national.
