Gaz butane au Maroc : l’État prend en charge 78 dirhams par bonbonne de 12 kg. Le gouvernement mobilise 1,65 milliard de dirhams par mois pour soutenir énergie et transport.
Le gaz butane au Maroc reste fortement soutenu par l’État afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages. Selon le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, le gouvernement supporte désormais 78 dirhams par bonbonne de gaz butane de 12 kg, contre seulement 30 dirhams avant la crise énergétique mondiale.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur l’économie nationale et les citoyens.
Gaz butane au Maroc : une subvention renforcée pour protéger les ménages
Le maintien du prix du gaz butane au Maroc représente un effort financier important pour les finances publiques. En effet, la subvention actuelle équivaut à 48 dirhams supplémentaires par bonbonne par rapport à la période précédant la crise.
Ainsi, l’État consacre environ 600 millions de dirhams par mois pour maintenir ce soutien. Cette mesure concerne directement des millions de foyers marocains, car la bonbonne de 12 kg reste l’une des principales sources d’énergie domestique dans le pays.
Par ailleurs, cette décision intervient dans un contexte international marqué par une forte volatilité des prix de l’énergie.
Électricité : des tarifs maintenus malgré la hausse des coûts
En parallèle, le gouvernement a décidé de maintenir les tarifs de l’électricité au même niveau, malgré l’augmentation des coûts de production.
Cette stabilité concerne à la fois les particuliers et les entreprises. Elle vise à éviter une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la compétitivité du tissu économique national.
Selon les estimations officielles, ce maintien des prix représente un effort budgétaire d’environ 400 millions de dirhams par mois.
Soutien au transport : une aide directe aux professionnels
Le gouvernement a également mis en place un soutien spécifique pour les professionnels du transport. Une aide de 3 dirhams par litre de carburant a ainsi été accordée entre le 15 mars et le 15 avril.
Cette mesure concerne plusieurs catégories de transporteurs, notamment :
- les taxis,
- les autobus,
- le transport scolaire,
- le transport touristique,
- le transport rural.
Le coût de ce dispositif est estimé à environ 648 millions de dirhams par mois. De plus, le système de versement direct est opérationnel depuis la mi-mars, permettant un soutien rapide aux professionnels concernés.
Une réponse à la crise énergétique internationale
Ces différentes mesures s’inscrivent dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et leurs répercussions sur les marchés de l’énergie.
Face à cette situation, le gouvernement marocain affirme suivre de près l’évolution des prix internationaux. Il se dit également prêt à élargir les dispositifs de soutien si d’autres secteurs venaient à être fortement impactés.
Les autorités rappellent aussi que la réussite de ces mesures repose sur une mobilisation collective, dans la continuité de l’esprit de solidarité observé lors de la crise sanitaire.
Un effort budgétaire de plus de 1,65 milliard de dirhams par mois
Au total, l’ensemble des mesures de soutien mises en place par l’État représente un effort mensuel estimé à 1,65 milliard de dirhams.
Ainsi, à travers la subvention du gaz butane au Maroc, la stabilisation des tarifs de l’électricité et l’aide au secteur du transport, le gouvernement cherche à amortir l’impact de l’inflation énergétique tout en préservant la stabilité économique du pays.
Dans un contexte mondial incertain, la stratégie marocaine repose sur un soutien budgétaire massif afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et maintenir l’équilibre économique.

