Le Parti du Centre Social (PCS) a organisé une conférence de presse au siège de l’Ordre des avocats de Casablanca. L’objectif était de présenter son mémorandum détaillé sur la réforme du cadre juridique des élections de 2026. Cette initiative est portée par le secrétaire général du parti, Lahcen Madih. Ainsi, elle s’inscrit dans la continuité des discours royaux qui ont mis l’accent sur la transparence et le renouvellement de la confiance entre citoyens et institutions. M. Madih a notamment déclaré s’inspirer des discours de Sa Majesté le Roi pour bâtir un système électoral intègre et transparent.
Réviser le mode de scrutin et encadrer l’argent politique
Le PCS plaide pour une révision du mode de scrutin de liste. Ce système est jugé responsable de l’exclusion de nombreuses compétences. Il favoriserait les détenteurs de capitaux. Selon Lahcen Madih, ce système nuit à la crédibilité du processus électoral.
De plus, le parti propose des mesures strictes pour lutter contre l’argent politique. Il demande d’imposer des restrictions sur le patrimoine financier des candidats. Il souhaite également interdire les candidatures des personnes impliquées dans des affaires de corruption. Enfin, le PCS propose de créer une brigade nationale de la police judiciaire. Sa mission serait de surveiller les opérations électorales et de lutter contre l’achat de voix.
Priorité à l’inclusion des jeunes, des femmes et des Marocains du monde
Le secrétaire général a insisté sur l’importance de donner plus d’opportunités aux jeunes et aux femmes. Il propose l’utilisation de listes dédiées. Par ailleurs, le PCS souhaite encourager les profils qualifiés à participer à la gestion publique.
Lahcen Madih a aussi plaidé pour une meilleure intégration de la diaspora marocaine. Il suggère la création de circonscriptions spécifiques. Une alternative serait d’organiser le vote dans les consulats et ambassades. Selon lui, cette mesure répond à un droit constitutionnel. Elle traduit également l’attachement profond des Marocains du monde à leur pays.
Financement des partis et égalité des médias
Le PCS critique la loi actuelle sur les partis politiques. Lahcen Madih a qualifié d’« injuste » la règle qui conditionne le financement public à la couverture des trois quarts des circonscriptions.
En conséquence, le parti appelle à augmenter le financement public. Il souhaite aussi encourager les initiatives favorisant la participation des jeunes et des femmes. En outre, il déplore son exclusion des médias publics. Le PCS considère cela comme une atteinte au principe d’égalité. Le parti propose de réviser la loi régissant les médias audiovisuels. L’objectif est de garantir un temps d’antenne équitable à tous les partis.

