Maroc-Afrique : une priorité stratégique réaffirmée à Moscou
Lors de la session plénière du sommet, Fatima Ezzahra El Mansouri a souligné que le roi Mohammed VI a toujours placé l’Afrique parmi les priorités de la politique étrangère du Royaume. Cette orientation se traduit notamment par plusieurs initiatives destinées à renforcer les échanges, les infrastructures et les liens économiques entre les pays du continent.
La cheffe du gouvernement a notamment évoqué l’Initiative des États africains atlantiques, l’initiative royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique et le projet de gazoduc Afrique-Atlantique Nigeria-Maroc. Ces projets s’inscrivent dans une démarche de développement des connexions régionales et de renforcement de l’intégration économique en Afrique de l’Ouest.
Le Maroc plaide pour une coopération internationale concrète
Dans son intervention à Moscou, El Mansouri a souligné que l’Afrique avait besoin de partenariats diversifiés, fondés sur le respect mutuel, la complémentarité et des résultats tangibles.
Elle a également estimé que la coopération internationale devait répondre aux priorités des pays africains, plutôt que se limiter à des déclarations d’intention. L’objectif consiste à transformer les cadres de dialogue existants en projets susceptibles de soutenir le développement économique et social du continent.
Sommet Russie-Afrique : quatre domaines prioritaires
La responsable marocaine a appelé à adapter la coopération entre la Russie et les pays africains aux besoins du continent. Quatre domaines ont été mis en avant : la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, l’industrialisation et le transfert de technologies.
Selon les chiffres présentés lors du sommet, les échanges commerciaux entre la Russie et les pays africains ont dépassé 27,7 milliards de dollars en 2025. Cette évolution illustre l’importance économique croissante du partenariat, même si les retombées futures dépendront des projets effectivement réalisés et de leur adaptation aux besoins des pays concernés.
Maroc-Russie : des échanges commerciaux de 630 millions de dollars
Évoquant les relations bilatérales, Fatima Ezzahra El Mansouri a rappelé que le partenariat stratégique entre le Maroc et la Russie avait été conclu en 2002, avant d’être approfondi à l’occasion de la visite du roi Mohammed VI à Moscou en 2016.
Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 630 millions de dollars en 2025, selon les données présentées par la cheffe du gouvernement. Les exportations marocaines vers la Russie ont progressé de 18 % sur la période évoquée.
La coopération ne se limite pas au commerce. Plus de 7 000 étudiants marocains ont poursuivi leurs études en Russie durant l’année universitaire 2024-2025, illustrant également les liens entre les deux pays dans le domaine de l’enseignement supérieur.
Énergie, sciences et technologies : de nouvelles pistes de coopération
Le Maroc et la Russie cherchent également à explorer de nouvelles possibilités de collaboration dans les secteurs de l’énergie, des sciences et des technologies. Une commission de travail réunissant les ministères des Affaires étrangères des deux pays a tenu sa première réunion en septembre 2026, selon les déclarations rapportées à Moscou.
Cette structure doit contribuer à approfondir le dialogue politique et à identifier de nouveaux domaines de coopération. Les résultats dépendront notamment de la concrétisation des projets envisagés et de leur mise en œuvre.
Le Maroc au troisième Sommet Russie-Afrique
Organisé à Moscou les 28 et 29 octobre 2026, le troisième Sommet Russie-Afrique s’inscrit dans la continuité des rencontres précédentes de Sotchi, en 2019, et de Saint-Pétersbourg, en 2023. Il vise à renforcer les relations entre la Russie et les pays africains dans plusieurs secteurs, notamment le commerce, les investissements, l’énergie, l’agriculture et les technologies.
La participation marocaine met en avant la volonté du Royaume de maintenir ses partenariats internationaux et de promouvoir des initiatives de coopération liées à ses priorités africaines. Les prochaines étapes permettront d’apprécier la traduction concrète de ces orientations dans les relations entre le Maroc, la Russie et les autres partenaires du continent.

