La dépendance du Maroc aux importations énergétiques devient de plus en plus coûteuse. Sous l’effet de la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, les dépenses consacrées aux achats de pétrole et de gaz augmentent dans plusieurs pays de la région MENA. Au Maroc, la facture énergétique a progressé de 37 % sur un an à fin septembre 2026, selon les dernières données de l’Office des changes, tandis que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) alerte sur l’alourdissement du coût des importations dans la région.
La dépendance énergétique pèse sur les économies de la région MENA
La crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient accentue les pressions sur les pays dépendants des importations de pétrole et de gaz. Cette situation expose leurs économies aux fluctuations des marchés internationaux et à l’évolution des prix de l’énergie.
Selon l’AIE, les dépenses mensuelles cumulées d’importation énergétique du Maroc, de l’Égypte, de la Tunisie et du Liban ont augmenté d’environ 66 % entre janvier et juin 2026. Cette progression illustre l’ampleur des difficultés auxquelles sont confrontés plusieurs pays de la région.
Au Maroc, une facture énergétique en hausse de 37 %
Les données de l’Office des changes confirment cette tendance au niveau national. À fin septembre 2026, la facture énergétique du Maroc a enregistré une hausse de 37 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette augmentation traduit le poids croissant des achats énergétiques dans les échanges extérieurs du Royaume. Elle met également en évidence la sensibilité de l’économie marocaine aux évolutions des marchés internationaux du pétrole et du gaz.
La guerre au Moyen-Orient accentue les pressions
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient constituent un facteur supplémentaire d’incertitude pour les marchés énergétiques. Les perturbations ou les risques pesant sur les circuits d’approvisionnement peuvent entraîner une hausse des coûts pour les pays qui dépendent des importations.
Dans ce contexte, le Maroc, à l’instar d’autres économies de la région, doit faire face à une facture énergétique plus lourde. L’évolution des prix internationaux et la durée de la crise régionale restent des éléments déterminants pour les prochains mois.
Un enjeu économique pour le Maroc
La progression de la facture énergétique souligne les enjeux liés à la dépendance du Royaume aux approvisionnements extérieurs. Elle rappelle également l’importance de suivre l’évolution des marchés internationaux et leurs répercussions sur les équilibres économiques du pays.
Alors que l’AIE alerte sur la hausse des dépenses d’importation dans plusieurs économies de la région MENA, les prochaines évolutions de la crise énergétique resteront déterminantes pour le coût des approvisionnements du Maroc.

