Maroc : le HCP prévoit une croissance de 4,7 % au T4

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La croissance économique au Maroc devrait atteindre 4,7 % au quatrième trimestre 2026, selon les prévisions du Haut-Commissariat au Plan (HCP) publiées le 14 octobre. Cette évolution serait soutenue principalement par l’agriculture, les services, la reprise progressive des industries extractives et la dynamique de la demande intérieure, sous réserve d’une relative stabilité des prix de l’énergie.

Croissance économique au Maroc : les moteurs attendus au T4

Dans son analyse de la conjoncture économique, le HCP prévoit une poursuite de l’expansion de l’activité nationale à un rythme de 4,7 % durant les trois derniers mois de l’année 2026.

L’agriculture et les services devraient rester parmi les principaux moteurs de cette progression. Selon les estimations de l’institution, leur contribution cumulée à la croissance avoisinerait quatre points de pourcentage au quatrième trimestre.

Les industries extractives pourraient également contribuer à cette évolution. Le HCP anticipe un rattrapage progressif de ces activités, à mesure que s’achèvent les travaux d’entretien engagés au cours des deuxième et troisième trimestres. La reprise des exportations, notamment dans le contexte de la reconstitution des stocks d’engrais en Amérique latine et en Afrique, figure également parmi les facteurs évoqués.

Consommation et investissement : des indicateurs en hausse

La demande intérieure devrait continuer à soutenir la croissance économique au Maroc. Le HCP prévoit une progression annuelle de 4,3 % de la consommation des ménages au quatrième trimestre 2026.

Cette évolution reposerait notamment sur le maintien de conditions de financement bancaire favorables et sur la poursuite de mesures budgétaires destinées à limiter la transmission de l’inflation énergétique.

L’investissement devrait, pour sa part, augmenter de 6,8 %, porté notamment par les grands projets d’infrastructure. Cette dynamique pourrait soutenir l’activité des entreprises et contribuer à la poursuite de l’expansion économique.

Quels risques pourraient freiner la croissance au Maroc ?

Les prévisions du HCP restent toutefois liées à plusieurs facteurs extérieurs. Une nouvelle intensification des tensions au Moyen-Orient ou des perturbations de l’approvisionnement en matières premières énergétiques pourrait entraîner une hausse des coûts et accentuer les pressions inflationnistes.

À l’inverse, une amélioration des conditions d’approvisionnement énergétique et un recul des prix du pétrole ouvriraient la voie à un scénario plus favorable. Dans cette hypothèse, le HCP évoque une croissance pouvant avoisiner 5,3 % au quatrième trimestre 2026, contre 4,7 % dans son scénario central.

Une croissance conditionnée par la conjoncture internationale

Les perspectives de fin d’année restent ainsi dépendantes de l’évolution de l’environnement international, mais aussi de la capacité des secteurs agricoles, des services et de l’industrie à maintenir leur contribution à l’activité nationale.

La prévision de 4,7 % constitue une estimation pour le quatrième trimestre 2026 et non le résultat définitif de la croissance sur l’ensemble de l’année. Les prochains indicateurs économiques permettront de suivre l’évolution de la conjoncture et de mesurer l’écart éventuel entre les prévisions et les résultats enregistrés.

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