Maroc : les barrages atteignent 65,7 % de remplissage

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Le remplissage des barrages au Maroc atteint 65,77 % au 12 octobre 2026, avec un stock national de près de 11,2 milliards de mètres cubes d’eau. Selon les données de la Direction de la recherche et de la planification de l’eau, relayées par plusieurs médias marocains, ce niveau représente plus du double de celui enregistré à la même date en 2025, lorsque le taux de remplissage s’établissait à 32,17 %.

Remplissage des barrages au Maroc : une hausse de 108 % en un an

La situation hydrique du Royaume affiche une nette amélioration par rapport à l’année précédente. Au 12 octobre 2025, les réserves des barrages atteignaient environ 5,39 milliards de mètres cubes. Un an plus tard, elles s’élèvent à près de 11,2 milliards de mètres cubes, soit une progression d’environ 108 %.

Les dernières précipitations ont également contribué à renforcer les réserves. Entre le 11 et le 12 octobre 2026, quatre barrages ont enregistré un apport cumulé de 17,27 millions de mètres cubes d’eau. Le barrage Mohammed V, situé dans la région de l’Oriental, a reçu le volume le plus important, avec 5,84 millions de mètres cubes supplémentaires.

Quels bassins affichent les meilleurs taux de remplissage ?

Les données du 12 octobre montrent des niveaux particulièrement élevés dans plusieurs bassins du nord et du centre du pays. Le bassin du Bouregreg affiche un taux de remplissage de 76,9 %, tandis que celui du Sebou atteint 76,8 %. Le Loukkos enregistre pour sa part un taux de 75,2 %.

Le bassin du Tensift approche également les trois quarts de sa capacité, avec un taux de remplissage de 74,9 %. La Moulouya affiche un niveau de 62 %, tandis que le bassin de l’Oum Er-Rbia atteint 58,3 %.

Ces écarts montrent que l’amélioration des réserves ne concerne pas toutes les régions de manière uniforme. La répartition des pluies, les apports des cours d’eau et les prélèvements influencent directement la situation de chaque bassin hydraulique.

Remplissage des barrages au Maroc : des niveaux encore faibles dans le sud

Malgré la progression nationale, certains bassins restent à des niveaux moins favorables. Le Souss-Massa affiche un taux de remplissage de 47,6 %, tandis que le bassin du Drâa-Oued Noun atteint 36,1 %. Le bassin du Guir-Ziz-Gheris se situe à 42,7 %.

Plusieurs ouvrages présentent également des réserves limitées. Le barrage Abdelmoumen affiche un taux de remplissage de 33 %, tandis que celui de Mohammed Mokhtar Soussi atteint seulement 10 %, selon les données publiées au 12 octobre.

Ces niveaux rappellent que l’amélioration nationale ne signifie pas la disparition des difficultés hydriques dans les régions les plus exposées au stress de l’eau.

Quelles conséquences pour l’agriculture et l’eau potable ?

La hausse des réserves constitue un signal favorable pour la gestion de l’eau et la préparation de la campagne agricole 2026-2027. Des stocks plus importants peuvent contribuer à sécuriser une partie des besoins en irrigation et en eau potable, selon la localisation des ressources et les infrastructures disponibles.

La situation reste toutefois dépendante de la régularité des précipitations au cours des prochains mois. La répartition géographique des pluies, les besoins des différents secteurs et la gestion des réserves continueront de jouer un rôle déterminant.

Le suivi du remplissage des barrages au Maroc demeure donc essentiel pour mesurer l’évolution de la situation hydrique et identifier les régions qui nécessitent une vigilance particulière.

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