Maroc : un projet de 60 millions d’euros pour les crédits en difficulté

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Un projet d’investissement pouvant atteindre 60 millions d’euros se prépare au Maroc pour racheter des crédits en difficulté auprès des banques et institutions financières. L’initiative associe la Société financière internationale (IFC) et le groupe allemand EOS.Le projet prévoit la création d’un mécanisme spécialisé dans l’acquisition de portefeuilles de crédits difficiles à recouvrer. Il pourrait notamment concerner les dettes de particuliers, les crédits accordés aux entreprises ainsi que certains actifs immobiliers récupérés par les banques.

La structure envisagée pourrait disposer d’une enveloppe maximale de 60 millions d’euros. L’IFC et EOS pourraient chacune contribuer à hauteur de 30 millions d’euros. Le projet n’a toutefois pas encore reçu son approbation définitive.

Selon les informations disponibles, le projet doit encore être soumis au conseil d’administration de l’IFC. Sa mise en œuvre dépend donc de cette validation.

L’objectif est de permettre aux établissements financiers de céder une partie de leurs crédits en difficulté au lieu de conserver pendant plusieurs années des dossiers dont le recouvrement s’avère difficile. Les banques pourraient ainsi récupérer une partie des fonds liés à ces créances et alléger leurs portefeuilles.

Les créances concernées pourraient porter sur des dettes de particuliers, mais également sur celles de petites et moyennes entreprises et de grandes sociétés. Certaines pourraient être garanties par des biens immobiliers ou par d’autres garanties, tandis que d’autres pourraient être non garanties.

Le projet pourrait également concerner des biens immobiliers devenus la propriété des établissements financiers après l’achèvement des procédures liées au recouvrement des dettes.

La vente d’un crédit à un investisseur ne signifie toutefois pas automatiquement que la dette est annulée. Elle implique principalement un changement concernant la détention et la gestion du droit de recouvrement, conformément aux contrats et aux règles applicables.

L’investisseur qui acquiert ces portefeuilles peut ensuite assurer leur gestion et chercher à récupérer les montants dus. Les modalités de traitement des dettes dépendront notamment de la structure des opérations et des accords conclus avec les établissements financiers.

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme Distressed Asset Recovery Program (DARP) de l’IFC, consacré au traitement des actifs en difficulté. Il vise notamment à développer des mécanismes permettant aux institutions financières de céder les créances difficiles à recouvrer.

Cette initiative intervient alors que le volume des crédits en difficulté au Maroc représente un enjeu important pour le secteur bancaire. Le développement d’un marché secondaire pourrait permettre aux établissements financiers de mieux gérer ces portefeuilles et de réduire les risques liés aux créances difficiles à recouvrer.

Le projet représente ainsi une nouvelle étape dans l’évolution du marché marocain des créances en difficulté. Sa réalisation reste néanmoins conditionnée à l’approbation finale de l’IFC et à la mise en œuvre effective du mécanisme envisagé.

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