La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a réaffirmé l’importance que le gouvernement marocain accorde à l’intégration progressive du secteur informel dans l’économie structurée. Cette orientation stratégique vise à renforcer la compétitivité nationale, améliorer l’équité fiscale et garantir une meilleure protection sociale aux travailleurs concernés.
Selon les estimations du Haut-Commissariat au Plan (HCP), le secteur informel contribue à hauteur de 30 % au PIB national et représente près de 37 % de l’emploi non agricole. S’il constitue un moteur de survie pour des milliers de familles, il demeure également un frein à l’équité fiscale, à la compétitivité des entreprises structurées et à l’efficacité des politiques publiques.
Pour la ministre, l’intégration ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais comme une opportunité de croissance. « Le secteur informel absorbe une partie importante de la main-d’œuvre mais prive l’économie nationale de ressources fiscales et sociales indispensables. Sa régularisation progressive contribuera à instaurer plus de justice sociale et à renforcer la résilience de notre économie », a-t-elle insisté.
Selon la ministre, le poids du secteur informel reste significatif dans l’économie marocaine, représentant une part importante de l’activité et de l’emploi, mais échappant encore en grande partie au cadre légal et fiscal. « La régularisation progressive de ce secteur est une priorité afin de créer un climat économique plus juste, transparent et attractif pour l’investissement », a-t-elle souligné.
Le gouvernement a déjà mis en place plusieurs réformes pour accompagner cette transition, notamment à travers le généralisation de la couverture sociale, la simplification des procédures fiscales et la création d’incitations pour encourager les petites structures informelles à rejoindre le circuit légal. Ces mesures visent à réduire les disparités, sécuriser les revenus et offrir de nouvelles perspectives aux entrepreneurs.
Experts et observateurs estiment que l’intégration du secteur informel pourrait générer des recettes fiscales supplémentaires substantielles, tout en favorisant une meilleure traçabilité des flux économiques. À terme, cela contribuerait à renforcer la croissance inclusive et à consolider les bases d’une économie plus résiliente.
