Le sauvetage du petit Ayoub se poursuit en Algérie dans des conditions particulièrement difficiles. Âgé de 10 ans, l’enfant est tombé dans un puits artésien asséché à El Roken, dans la commune d’El Ghassoul, dans la wilaya d’El Bayadh, au sud-ouest du pays. Depuis l’accident, les équipes de la Protection civile mobilisent d’importants moyens pour tenter de l’atteindre et de le sortir du puits.
Le sauvetage du petit Ayoub entre dans une phase délicate
Les opérations sont entrées dans leur quatrième jour. Les secouristes poursuivent les travaux de forage autour du puits afin de créer un passage permettant d’atteindre l’enfant par le côté.
Le puits mesure environ 80 mètres de profondeur pour seulement 40 centimètres de diamètre. Il s’agit d’un ouvrage traditionnel qui ne dispose pas d’un tube de protection. Une partie du puits est également remplie de terre, ce qui complique davantage l’intervention.
Un forage parallèle pour atteindre l’enfant
Face à l’impossibilité d’intervenir directement dans le puits, les équipes ont choisi de creuser un passage parallèle. Cette méthode doit permettre aux secouristes de descendre à proximité du point où Ayoub serait bloqué, avant de progresser horizontalement à l’aide de moyens manuels.
Les opérations avancent toutefois avec une grande prudence. La nature rocheuse du terrain et le risque d’effondrement imposent aux équipes de limiter les vibrations et de sécuriser chaque étape du forage.
Une mobilisation importante des secours
La Protection civile algérienne a renforcé les équipes présentes sur place. Des moyens humains, techniques et logistiques importants sont mobilisés afin de poursuivre les travaux sans interruption.
Des éléments spécialisés ont notamment participé aux opérations dans le passage parallèle. Une fois la profondeur nécessaire atteinte, les secouristes ont commencé à travailler horizontalement pour tenter de rejoindre l’endroit où se trouve l’enfant.
Une situation qui rappelle le drame de Rayan
Le sauvetage du petit Ayoub rappelle inévitablement le drame du jeune Marocain Rayan, tombé dans un puits en 2022. À l’époque, une vaste opération de secours avait été suivie avec émotion au Maroc et dans plusieurs pays à travers le monde.
Le parallèle entre les deux affaires repose notamment sur la chute d’un enfant dans un puits étroit et profond, ainsi que sur la nécessité de creuser un passage parallèle pour tenter de l’atteindre. Cette ressemblance a rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
L’Algérie retient son souffle
Depuis le début de l’intervention, l’affaire suscite une forte émotion en Algérie. La famille d’Ayoub reste dans l’attente, tandis que de nombreux citoyens suivent l’évolution des opérations et expriment leur soutien à l’enfant.
Les secours, de leur côté, poursuivent leur travail avec la priorité de parvenir jusqu’à Ayoub tout en évitant un nouvel incident sur le site. À ce stade, les opérations restent en cours et aucune issue définitive ne peut être annoncée avant une confirmation officielle.
Le sauvetage du petit Ayoub demeure ainsi au centre de l’attention, alors que les équipes continuent de progresser dans des conditions extrêmement difficiles, avec l’espoir de parvenir à l’extraire sain et sauf.

