Une crise sectorielle d’une grande ampleur menace la stabilité du système de santé au sein du Royaume. En effet, les professionnels de la pharmacie expriment une profonde surprise et une vive indignation face aux dernières décisions gouvernementales. La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc conteste fermement l’inscription d’un nouveau projet de décret à l’ordre du jour du Conseil de gouvernement. C’est pourquoi le secteur dénonce une tentative manifeste du ministère de la Santé de contourner l’approche participative essentielle.
Les représentants de la profession rappellent pourtant avoir participé activement à quatre réunions officielles avec la tutelle. Actuellement, la fédération nationale déplore que son mémorandum contenant des propositions concrètes et équilibrées ait été totalement ignoré par les responsables. Par ailleurs, les propositions visaient à concilier la révision des prix des médicaments pour les citoyens avec la survie économique des officines. Les pharmaciens affirment que le ministère a maintenu son texte initial sans aucune modification substantielle.
Le refus catégorique des syndicats des pharmaciens du Maroc
Les biologistes et les professionnels considèrent que les prétendues concertations n’ont été qu’une simple mise en scène administrative. C’est pourquoi la Confédération des syndicats des pharmaciens rejette cette méthode unilatérale et rappelle ses actions passées pour défendre la profession :
- La manifestation historique : L’organisation d’un sit-in de protestation nationale le 9 septembre 2025 devant le ministère de la Santé.
- Le manque de gouvernance : La dénonciation des mesures ponctuelles au détriment de réformes globales pour le secteur.
- La menace économique : Le risque de faillite pour des milliers d’officines dont la situation financière reste très fragile.
Une menace directe pour la sécurité médicamenteuse nationale
La colère des professionnels repose sur la crainte légitime de voir le réseau national des officines se désagréger. En effet, les syndicats des pharmaciens estiment que les politiques actuelles ignorent le rôle crucial de l’apothicaire de proximité. De plus, l’absence de mesures de soutien pour corriger les déséquilibres du précédent décret fragilise l’accès équitable aux traitements. Les structures syndicales tiennent la tutelle pour pleinement responsable de toute dégradation future de la situation sanitaire.
Face à ce qu’elle qualifie de démarche irresponsable, la Confédération appelle à une mobilisation générale de tous les professionnels du pays. Le rendement de l’union syndicale sera décisif pour peser sur les futures décisions du Conseil de gouvernement à Rabat. Par conséquent, les instances dirigeantes préparent déjà de nouvelles initiatives de contestation pour défendre leurs intérêts légitimes. L’objectif final reste de garantir au citoyen marocain un système d’approvisionnement stable, équitable et durable sur tout le territoire.
En conclusion, le bras de fer est désormais totalement engagé entre le ministère de la Santé et les syndicats des pharmaciens. Le rendement des discussions à venir déterminera si le gouvernement choisira la voie du dialogue ou celle de l’affrontement. Finalement, la signature de ce communiqué officiel ce mardi 7 juillet 2026 par le Dr Mohamed Lahbabi marque le début d’une nouvelle phase de résistance sectorielle.
