L’organisation demande l’ouverture d’une enquête approfondie sur des contenus et déclarations numériques attribués à Mohamed Faid autour de la question de « l’illettrisme du Prophète ». Elle souhaite également que les éventuelles conséquences juridiques soient déterminées à l’issue des investigations.
Une plainte après une vive polémique
Cette démarche intervient après la polémique déclenchée sur les réseaux sociaux par une publication de Mohamed Faid consacrée à la notion d’« illettrisme du Prophète ». Certaines formulations ont suscité de nombreuses réactions et critiques.
Face à l’ampleur de la controverse, Mohamed Faid est revenu sur ses propos. Il a notamment affirmé que son intention n’était pas de qualifier le Prophète d’ignorant et a expliqué que sa publication avait été formulée sous la forme d’une interrogation et d’une hypothèse.
Cette clarification n’a toutefois pas mis fin au débat. La controverse s’est progressivement étendue à plusieurs personnalités religieuses, politiques et de la société civile.
L’association demande une enquête judiciaire
Dans sa plainte, l’association estime que certains contenus pourraient, selon son appréciation, dépasser les limites de la liberté d’expression. Elle évoque notamment ce qu’elle considère comme une possible atteinte à l’islam, à ses rites et aux sentiments des musulmans.
L’organisation fait également référence aux constantes religieuses du Royaume ainsi qu’à d’éventuels propos pouvant relever de l’injure ou de la diffamation à l’égard de certaines catégories de citoyens. Elle soulève aussi la question de la prise de position sur des sujets liés à la fatwa et aux affaires religieuses.
L’association affirme par ailleurs que certains contenus pourraient remettre en cause des éléments liés au rite malékite et à la doctrine achaarite, qui font partie de la référence religieuse officielle du Maroc.
Des éléments numériques au cœur du dossier
L’organisation indique avoir obtenu auparavant une décision judiciaire permettant de faire constater et conserver la preuve de contenus numériques concernés par la plainte, par l’intermédiaire d’un huissier de justice.
Elle prévoit de mettre à la disposition du parquet cette décision, le procès-verbal ainsi que les autres éléments de preuve dont elle dispose. Elle demande également que Mohamed Faid et toute personne susceptible d’apporter des informations utiles soient entendus.
L’association sollicite enfin la réalisation des expertises techniques nécessaires afin de vérifier l’authenticité et l’attribution des contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
À ce stade, la plainte constitue une demande d’enquête. La qualification juridique définitive des faits ainsi que l’existence éventuelle d’infractions relèvent des autorités judiciaires compétentes.
Cette affaire intervient alors que la polémique autour des propos de Mohamed Faid continue de susciter des réactions au Maroc. Le débat dépasse désormais les réseaux sociaux et entre dans le cadre judiciaire, où les différents éléments devront être examinés par les institutions compétentes.

