Le financement des startups entre dans une nouvelle phase
Le dispositif repose notamment sur le Fonds catalytique startups, porté par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration et géré par Tamwilcom. La publication du décret n° 2.26.576 du 3 août 2026 vient renforcer le cadre permettant la mise en œuvre de ce mécanisme.
Sur une période de trois ans, 347 millions de dirhams pourront être investis au profit de fonds de capital-risque spécialisés dans les startups du secteur digital. Ce mécanisme doit servir d’effet de levier afin d’attirer davantage de capitaux vers les entreprises innovantes.
Près de 2,5 milliards de dirhams mobilisables
Le dispositif s’appuie sur une collaboration entre le ministère de la Transition numérique, le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement et la CDG. Les fonds concernés devraient ainsi mobiliser près de 2,5 milliards de dirhams au bénéfice des startups marocaines.
Cette enveloppe ne correspond donc pas uniquement à des financements publics. Elle doit également intégrer des capitaux apportés par des investisseurs tiers, locaux et internationaux, afin de renforcer l’effet de levier du dispositif.
Neuf sociétés de gestion pour accompagner les startups
Neuf sociétés de gestion ont été présélectionnées pour créer et piloter les futurs fonds. Cette sélection fait suite à un appel à manifestation d’intérêt ayant attiré 47 candidatures. Les gestionnaires retenus présentent des profils complémentaires, avec des acteurs nationaux, internationaux et un consortium mixte.
Les fonds doivent couvrir plusieurs étapes du développement d’une startup, du pre-seed au seed, puis aux tours de financement de série A et au-delà. Cette continuité vise à limiter les ruptures de financement auxquelles peuvent être confrontées les jeunes entreprises lorsqu’elles passent à des phases de croissance plus importantes.
Plusieurs secteurs technologiques ciblés
Le financement des startups doit également couvrir un large éventail de secteurs. Parmi les domaines ciblés figurent notamment la fintech, l’agritech, l’edtech, la healthtech et la climatetech.
À travers ce dispositif, l’objectif est de renforcer progressivement l’écosystème du capital-risque et de favoriser l’émergence d’entreprises innovantes capables de se développer sur les marchés internationaux.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie Maroc Digital 2030, qui fait du développement de l’économie numérique et de l’innovation un axe important de la transformation économique.

