Animaux errants au Maroc : la nouvelle loi fait débat

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Les animaux errants au Maroc sont au cœur d’une mobilisation associative après l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions relatives à leur protection et à leur prise en charge. Des acteurs associatifs et des défenseurs des animaux ont organisé samedi une manifestation devant le Parlement à Rabat pour contester certaines mesures prévues par la loi 19.25.Les participants à cette mobilisation dénoncent notamment les dispositions concernant l’interdiction de nourrir les animaux errants. Ils estiment que certaines mesures peuvent pénaliser les citoyens qui viennent en aide aux chiens et aux chats vivant dans les rues.

Pour les associations mobilisées, la mise en œuvre de la réglementation devrait s’accompagner d’une approche davantage participative. Elles demandent notamment l’adoption de textes réglementaires permettant de préciser l’application des différentes dispositions.

La question des refuges figure également parmi les principales revendications. Les défenseurs des animaux errants au Maroc demandent un meilleur contrôle des structures d’accueil ainsi que l’ouverture de davantage de possibilités d’adoption.

Les associations insistent par ailleurs sur la nécessité de garantir des soins adaptés aux animaux pris en charge. La vaccination, la stérilisation et notamment la prévention contre la rage font partie des mesures qu’elles souhaitent voir renforcées.

Certains défenseurs s’interrogent également sur le devenir des animaux qui ne bénéficieraient plus de l’aide des citoyens. Ils estiment que l’interdiction de les nourrir ne peut être efficace sans la mise en place de solutions permettant leur accueil et leur prise en charge.

Les conditions de fonctionnement de certains refuges sont aussi évoquées par les participants à la mobilisation. Des inquiétudes sont exprimées concernant l’alimentation, les soins vétérinaires et les moyens disponibles pour assurer correctement la prise en charge des animaux.

À travers cette mobilisation, les associations ne rejettent pas nécessairement le principe d’une réglementation des animaux errants au Maroc. Elles demandent surtout que son application s’accompagne de refuges adaptés, de moyens suffisants et de mesures permettant de protéger à la fois les citoyens et les animaux.

Le débat porte ainsi sur les modalités concrètes de prise en charge des animaux vivant dans les rues. Pour les défenseurs mobilisés, une solution durable doit notamment prendre en compte la vaccination, la stérilisation, l’adoption et les conditions d’accueil dans les refuges.

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