Camions au Maroc : les transporteurs demandent plus de vitesse

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Les camions au Maroc pourraient voir leur vitesse maximale évoluer si les revendications des professionnels du transport sont prises en compte. Des représentants du secteur demandent notamment une révision de la limitation appliquée aux véhicules de 40 tonnes afin de se rapprocher des normes européennes et de réduire les écarts de concurrence.

Cette demande figure parmi plusieurs revendications présentées par des organisations professionnelles du transport et de la logistique. Elles réclament également un renforcement de la lutte contre la surcharge, une meilleure surveillance du transport sans autorisation ainsi que la création d’aires de repos répondant à des standards adaptés.

Les professionnels estiment que la réglementation actuelle ne tient pas suffisamment compte de l’évolution technologique des camions au Maroc. Ils rappellent que les véhicules modernes disposent aujourd’hui de systèmes de sécurité et de freinage plus avancés qu’auparavant.

La limitation actuelle de 70 kilomètres par heure est notamment présentée comme une règle ancienne. Selon les représentants du secteur, elle avait été instaurée à une époque où les camions ne bénéficiaient pas des équipements technologiques dont disposent les véhicules actuels.

Les professionnels du transport estiment également qu’une vitesse trop faible peut entraîner une consommation supplémentaire de carburant et contribuer davantage aux émissions polluantes. Ils souhaitent ainsi une réglementation davantage adaptée aux caractéristiques des routes et aux performances des véhicules modernes.

Les représentants du secteur soulignent toutefois que le respect des limitations de vitesse reste essentiel pour garantir la sécurité routière. Ils affirment également respecter les règles en vigueur lorsqu’ils circulent vers les pays européens, où les contrôles et l’application de la réglementation sont particulièrement stricts.

La question de la concurrence constitue un autre argument avancé par les professionnels. Selon eux, des différences importantes dans l’application des règles peuvent créer des déséquilibres entre les opérateurs et affecter la compétitivité du transport routier marocain.

Sur le plan européen, les véhicules lourds de transport de marchandises, notamment les catégories N2 et N3, doivent être équipés d’un dispositif limitant leur vitesse à 90 kilomètres par heure. Cette exigence découle de la réglementation européenne relative aux limiteurs de vitesse.

Le cadre européen laisse toutefois aux États membres la possibilité de fixer leurs propres limitations de vitesse sur les routes. Ainsi, une réglementation nationale peut imposer une vitesse maximale inférieure à la limite technique de 90 kilomètres par heure.

Pour les professionnels marocains, l’enjeu consiste donc à adapter les règles applicables aux camions au Maroc à l’évolution des véhicules et aux exigences du transport international, tout en maintenant les impératifs liés à la sécurité routière.

La révision de la limitation de vitesse figure ainsi parmi les principales demandes formulées par les représentants du secteur, aux côtés de la lutte contre la surcharge, du contrôle du transport sans autorisation et de l’amélioration des infrastructures destinées aux transporteurs.

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