Enseignants du préscolaire : l’intégration dans la fonction publique au cœur des revendications![]()
Au centre de la mobilisation figure la demande d’intégration des enseignants et enseignantes du préscolaire dans la fonction publique. Les manifestants souhaitent mettre fin à un modèle de gestion reposant sur des associations et des organismes intermédiaires, qu’ils considèrent comme un facteur d’instabilité professionnelle.
Les protestataires réclament également une augmentation des salaires, une meilleure protection sociale et la reconnaissance de leur statut professionnel. Ils estiment que les responsabilités liées à l’encadrement des jeunes enfants doivent s’accompagner de garanties adaptées en matière d’emploi et de rémunération.
Pour les représentants syndicaux, la stabilité professionnelle constitue un enjeu essentiel pour améliorer les conditions d’exercice du métier et renforcer la qualité de l’éducation préscolaire au Maroc.
Des conditions de travail au centre de la contestation
Les revendications portent également sur la charge de travail et la multiplication des tâches confiées aux enseignants en dehors de leurs missions pédagogiques habituelles.
Selon les éléments communiqués par les représentants du secteur, ces responsabilités supplémentaires concernent notamment les activités liées à la santé et au bien-être des enfants, l’éducation parentale, l’organisation des journées portes ouvertes et certaines opérations administratives effectuées à travers le système Massar.
Les enseignants dénoncent par ailleurs des retards dans la mise à disposition du matériel pédagogique. Ils critiquent également la programmation de certaines formations pendant les vacances ou en parallèle des mobilisations professionnelles.
Ils demandent une clarification de leurs missions, des moyens pédagogiques suffisants et une organisation du travail leur permettant d’assurer un encadrement de qualité aux enfants.
Manifestation devant le Parlement : les syndicats réclament un dialogue
La mobilisation du 19 octobre s’inscrit dans une série d’actions annoncées par la coordination syndicale nationale, qui regroupe plusieurs organisations représentant les professionnels de l’éducation préscolaire.
Les syndicats appellent les autorités compétentes à engager un dialogue afin d’examiner leurs revendications et de rechercher des solutions durables. Ils souhaitent notamment une révision du modèle de gestion du secteur et des garanties renforcées en matière de stabilité professionnelle.
La journée de mobilisation devait également être accompagnée d’un sit-in prolongé et d’un rassemblement nocturne devant le Parlement à Rabat.
Les forces de l’ordre interviennent pour disperser le sit-in
Selon les informations rapportées par la presse marocaine dans le contexte de cette mobilisation, les forces de l’ordre sont intervenues dans la soirée pour disperser le sit-in et évacuer les abords du Parlement.
Cet épisode illustre les tensions entourant la mobilisation des enseignants du préscolaire, alors que les représentants syndicaux continuent de réclamer des mesures concrètes concernant leur statut, leurs salaires et leurs conditions de travail.
Quel avenir pour les enseignants du préscolaire au Maroc ?
Cette mobilisation remet en lumière les enjeux liés à la situation professionnelle des enseignants du préscolaire, un secteur qui joue un rôle important dans les premières années du parcours éducatif des enfants.
Pour les professionnels mobilisés, l’amélioration de la qualité de l’enseignement passe aussi par une meilleure reconnaissance de leur travail, une définition claire de leurs responsabilités et des droits professionnels et sociaux mieux garantis.
Les prochaines semaines permettront de suivre l’évolution du dialogue entre les représentants syndicaux et les autorités éducatives. À ce stade, les informations fournies ne permettent pas d’établir qu’un accord a été conclu ou que l’ensemble des revendications a été satisfait.


