Placée sous le thème « Le marché boursier marocain à l’aube d’une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? », cette conférence a rassemblé régulateurs, pouvoirs publics, opérateurs de marché, émetteurs et investisseurs dans un contexte marqué par le retour de la confiance et l’accélération des réformes structurelles.
Une ambition collective pour la place financière marocaine
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large visant à positionner le marché des capitaux comme un pilier central du financement de l’économie nationale. Dans un environnement international de plus en plus concurrentiel, la question de la profondeur, de la liquidité et de la diversification des instruments financiers apparaît désormais comme un enjeu stratégique.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions de Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances, de Tarik Senhaji, président de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), de Brahim Benjelloun Touimi, président du Conseil d’Administration de la Bourse de Casablanca, ainsi que de Amine Maamri, président de l’APSB.
Dans son allocution, la ministre de l’Économie et des Finances a souligné la solidité des fondamentaux macroéconomiques et le rôle clé des réformes engagées, tout en appelant à une mobilisation accrue du secteur privé.
« Les fondamentaux sont solides. La confiance est revenue. Les réformes sont engagées. (…) Mais la prochaine étape du marché boursier marocain sera d’abord le fruit d’initiatives privées et d’ambitions entrepreneuriales », a-t-elle déclaré, rappelant que la Bourse constitue avant tout un choix de modèle économique.
Le marché boursier au cœur d’une ambition nationale
Pour Tarik Senhaji, président de l’AMMC, le marché boursier marocain dépasse désormais son rôle traditionnel pour s’inscrire pleinement dans une vision nationale de long terme.
« Il est au cœur d’une ambition nationale. Il appartient désormais à ses acteurs, et les sociétés de bourse en première ligne, de veiller à ce que cette dynamique s’inscrive dans une logique durable au service de l’investissement », a-t-il affirmé.
Cette vision met en lumière la responsabilité croissante des intermédiaires financiers dans l’accompagnement des entreprises, la mobilisation de l’épargne et l’orientation des flux financiers vers les secteurs productifs.
Liquidité, profondeur et attractivité : les priorités du marché
De son côté, Amine Maamri, président de l’APSB, a insisté sur l’évolution des enjeux du marché des capitaux marocain.
« L’enjeu aujourd’hui n’est plus seulement la stabilité ou la taille du marché, mais sa capacité à gagner en profondeur, en liquidité et en attractivité », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette conférence traduit une volonté collective d’accélérer les réformes, de moderniser les instruments financiers et de créer les conditions d’un financement plus efficace et plus diversifié de l’économie nationale.
Deux panels pour penser le présent et préparer l’avenir
Les travaux de la conférence se sont articulés autour de deux panels complémentaires.
Le premier a porté sur les leviers d’attractivité et de liquidité du marché, avec des regards croisés de régulateurs, d’experts internationaux et d’émetteurs. Les échanges ont notamment mis en avant l’importance de l’alignement sur les meilleures pratiques internationales et les conditions d’intégration du marché marocain aux grands indices boursiers mondiaux.
Le second panel s’est résolument tourné vers l’avenir, en abordant les nouveaux instruments financiers appelés à structurer la prochaine phase de développement. Parmi eux figurent le marché à terme, le prêt-emprunt de titres et les ETF (Exchange Traded Funds), présentés comme des outils essentiels pour améliorer la gestion des risques, diversifier les stratégies d’investissement et renforcer la sophistication de la place financière.
Vers une action coordonnée de l’écosystème
La conférence s’est conclue par des échanges ouverts avec le public et une synthèse des principaux enseignements. Les intervenants ont réaffirmé la nécessité d’une action coordonnée entre l’ensemble des parties prenantes afin d’accompagner la transformation du marché des capitaux marocain et d’en faire un véritable levier de croissance durable.
À travers cette initiative, l’APSB confirme son rôle de catalyseur de dialogue et de propositions, au service d’une place financière plus moderne, plus liquide et plus inclusive, capable de répondre aux attentes des investisseurs et de soutenir efficacement le développement économique du Royaume.
À propos de l’APSB
L’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse regroupe les 15 sociétés de bourse opérant sur la place financière marocaine. Elle œuvre pour la promotion des standards professionnels, le renforcement de la transparence, la modernisation des pratiques et le développement du marché des capitaux. L’APSB contribue activement aux réflexions réglementaires et accompagne les évolutions structurelles du secteur financier marocain.
