Mondial 2030 : 840 000 emplois attendus au Maroc

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Le Mondial 2030 au Maroc devrait s’accompagner d’importantes retombées économiques, selon les projections présentées le 3 novembre 2026 par Fouzi Lekjaa devant la Commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants. Le ministre a notamment évoqué la perspective de plus de 840 000 emplois, une mobilisation de plus de 600 sites et une progression cumulée du PIB de 13,2 % à l’horizon 2030.

Mondial 2030 au Maroc : plus de 600 sites mobilisés

Les préparatifs de la Coupe du monde 2030 concernent un vaste ensemble d’infrastructures réparties dans six villes marocaines : Rabat, Casablanca, Marrakech, Tanger, Agadir et Fès.

Selon les données présentées par Fouzi Lekjaa, le dispositif comprend notamment 172 centres de services destinés aux équipes, 164 terrains d’entraînement, 122 hôtels, 72 aéroports ou points d’accueil et 13 fan zones. Plus de 30 camps de base doivent également être aménagés pour accueillir les sélections participantes.

Ces installations doivent accompagner l’organisation de la compétition et faciliter l’accueil des équipes, des supporters et des délégations internationales.

840 000 emplois attendus grâce au Mondial 2030

Sur le plan économique, les projections présentées devant les députés font état de plus de 840 000 emplois susceptibles d’être générés par la dynamique liée à la Coupe du monde 2030.

Les opportunités pourraient concerner plusieurs secteurs, notamment le bâtiment, les transports, l’hôtellerie, la restauration, les services et les activités liées à l’organisation des événements sportifs.

Ces chiffres constituent des projections et non un bilan d’emplois déjà créés. Leur concrétisation dépendra de la réalisation des investissements, du calendrier des chantiers et de la capacité des entreprises à répondre aux besoins liés à la compétition.

Une progression du PIB de 13,2 % dans les projections

Les chiffres communiqués par le ministre évoquent également une progression cumulée du produit intérieur brut (PIB) de 13,2 % à l’horizon 2030. L’investissement global devrait, pour sa part, enregistrer une croissance cumulée de 21,2 % sur la période 2023-2030.

Le tourisme figure parmi les secteurs concernés par ces perspectives. Le Maroc ambitionne d’accueillir 26 millions de touristes en 2030, avec des recettes touristiques dépassant 156 milliards de dirhams. Le secteur pourrait également générer plus de 158 000 emplois supplémentaires, selon les projections présentées.

Ces objectifs reposent sur le développement des capacités d’accueil, l’amélioration des infrastructures et le renforcement de l’attractivité touristique du Royaume.

Le Grand Stade Hassan II au cœur des préparatifs

Le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane, dont la capacité annoncée est de 115 000 places, a également été évoqué lors des échanges parlementaires.

Fouzi Lekjaa a souligné que cette enceinte n’était pas destinée à être utilisée uniquement pendant la Coupe du monde. Elle pourrait accueillir des rencontres du Raja et du Wydad, ainsi que des matchs des Lions de l’Atlas.

Les études mentionnées lors de son intervention évoquent un potentiel d’au moins 25 rencontres par saison susceptibles d’attirer plus de 100 000 spectateurs. Le coût définitif du projet n’a toutefois pas été arrêté, le chantier étant réalisé par étapes successives.

Transports, infrastructures et retombées pour les régions

La préparation du Mondial 2030 implique également des investissements dans les transports ferroviaires, les routes et les infrastructures aéroportuaires. Le développement du réseau express régional et l’amélioration des liaisons entre Casablanca et le futur stade de Benslimane figurent parmi les projets évoqués.

Les parlementaires ont également soulevé la question de la répartition territoriale des retombées de la compétition. Ils ont notamment insisté sur la nécessité de faire bénéficier les régions qui ne figurent pas parmi les villes hôtes des investissements dans les domaines de la santé, de l’éducation, des routes et des équipements sportifs.

Mondial 2030 : un héritage à préparer au-delà de la compétition

Au-delà de l’organisation des rencontres, le défi pour le Maroc consiste à transformer les investissements liés au Mondial 2030 en infrastructures durables et en opportunités économiques pour les années suivantes.

Les projections présentées par Fouzi Lekjaa donnent une idée de l’ampleur des ambitions nationales. Leur réalisation dépendra toutefois de l’avancement des chantiers, de la mobilisation des entreprises et de la capacité à répartir les retombées de la compétition sur l’ensemble du territoire.

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