Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a dénoncé l’absentéisme de certains fonctionnaires au sein des tribunaux marocains, le qualifiant de problème majeur. Lors d’une intervention devant la Commission de la justice et de la législation, il a annoncé vouloir prendre des mesures pouvant aller jusqu’au licenciement des agents qui ne respectent pas leurs horaires de travail.
Ouahbi veut mettre fin aux absences injustifiées dans les tribunaux
Le ministre a affirmé qu’il n’était pas acceptable que des fonctionnaires continuent de percevoir leur salaire sans assurer les missions qui leur sont confiées. Il a ainsi évoqué une mesure visant les personnes qui ne se présentent pas à leur poste pendant les heures de service.
« Être payé sans travailler, cela n’arrivera plus », a-t-il déclaré, en insistant sur la nécessité de renforcer la discipline et le contrôle de la présence au sein des juridictions.
Une fonctionnaire installée à l’étranger citée en exemple
Pour illustrer les dysfonctionnements constatés, Abdellatif Ouahbi a évoqué le cas d’une fonctionnaire qui, selon ses déclarations, vivait à l’étranger avec son mari alors que son nom figurait parmi les personnes censées assurer quotidiennement leur service au tribunal.
Le ministre a utilisé cet exemple pour dénoncer les limites du contrôle de présence et appeler à mettre fin aux situations dans lesquelles des agents seraient rémunérés sans exercer effectivement leurs fonctions.
Vers un renforcement du contrôle dans les tribunaux marocains
Cette déclaration intervient dans le cadre des discussions sur le fonctionnement des juridictions et l’amélioration des services rendus aux citoyens. Le ministre entend renforcer le respect des horaires et la responsabilité professionnelle au sein de l’administration judiciaire.
Les modalités d’application des sanctions annoncées, notamment celles pouvant conduire au licenciement, devront toutefois respecter les procédures administratives et les garanties prévues par la réglementation en vigueur.

